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Populaire ou visionnaire

Nos politiciens d’aujourd’hui doivent avant tout jongler avec l’opinion publique afin de se maintenir au pouvoir. Le font-ils vraiment pour le bien de la société?

En ce qui concerne les défenseurs de la lutte contre la pauvreté, doit-on leur rappeler que le système fiscal a été implanté en mesure compensatoire lors de la Seconde Guerre mondiale? Soixante-cinq ans après la fin de ladite guerre, ces mesures sont toujours en place. Nous sommes en guerre contre qui?

Ne faut-il pas se rendre à l’évidence que notre pays, le Canada, et notre société québécoise n’ont plus les moyens de s’offrir les services actuels? Quand on réduit les services à un niveau que nous pouvons nous permettre, certains groupes crient. Quand on  augmente les impôts, d’autres groupes crient.

Mais ce que les gouvernements ne semblent pas voir venir à moyen terme, c’est l’exode des gens plus fortunés, avec la mondialisation des marchés. Hélas, qu’est-ce qui va les empêcher d’aller travailler à l’international s’ils sont employé est avantagé au niveau fiscal, et reçoivent un revenu encore plus élevé?

Comment allons-nous empêcher nos enfants à participer à cet exode, considérant que la population active dans les prochaines années, c’est-à-dire, les contribuables, va diminuer, réduisant ainsi les revenus des gouvernements par rapport à l’augmentation des coûts des services d’une population vieillissante?

Les pays sont-ils en voie de devenir des PME?

Alors, chers défenseurs de la lutte contre la pauvreté, je suis d’opinion que vous devez regarder les deux côtés de la médaille et surtout visualiser les conséquences éventuelles de vos propositions. Il faut peut-être arrêter de vivre aux dépens de l’État. Coupez donc le cordon ombilical avant que l’État ne soit sur un respirateur artificiel!

– Michel Beauregard

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