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Louise Harel devrait s'expliquer

Ayant cautionné un prêt de 240 000 $ à son parti, Louise Harel a agi en flagrant délit de la loi électorale du Québec. Il est trop facile de dire qu’il s’agit «d’une erreur de bonne foi» ou que «nous n’étions pas au courant de cette loi».

Si une personne doit être au courant de la loi concernant les dépenses électorales lors de telles élections, c’est bien Mme Harel, ex-ministre des Affaires municipales et femme attentive à tout effort nécessaire pour nettoyer l’administration de Montréal de tous les scandales accumulés en son sein ces dernières années. Après le bourbier dans lequel Vision Montréal s’était plus ou moins enlisé avec Benoît Labonté, on serait presque tenté d’ironiser sur un nouveau coup de balai à donner à la direction de cette formation. Pourtant, et je le constate dans l’arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie, cette formation est d’un apport précieux dans une nouvelle vision d’une ville à visage humain. Il serait souhaitable que Mme Harel s’explique davantage.     

– Jacques Léger, Montréal

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