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Un choix de société

Le gouvernement Charest, à l’occasion de son dernier budget, a relancé le débat sur le financement des services de santé.

Il est malheureux, dans le débat actuel, de ne pas entendre la voix des très nombreuses personnes qui Å“uvrent dans le domaine de la santé globale et alternative, domaine qui était déjà le choix d’environ la moitié de la population il y a une dizaine d’années. Avoir une pensée globale sur la santé d’un individu ou d’une population, c’est considérer la santé comme un signe d’équilibre de l’organisme humain et la maladie comme le rappel d’un équilibre à rétablir. Nous savons que, pour maintenir cet équilibre et éviter la maladie, il nous faut adopter de bonnes habitudes de vie (sommeil, alimentation, exercice physique, éviter le surmenage, limiter les facteurs de stress, avoir des relations significatives, avoir un revenu décent, etc.); bref, se donner une meilleure qualité de vie. Nous en faisons tous quotidiennement l’expérience dans notre vie, et cette vision pourrait être généralisée à l’ensemble de la population avec la volonté politique nécessaire. Une responsabilisation et une prise de pouvoir plus grande de chacun sur sa santé et des actions collectives qui iraient dans le même sens allégeraient d’autant le travail du personnel médical.

Si une approche globale en santé et la prévention devenaient l’approche principale plutôt que de mettre l’accent sur la maladie et son traitement et que les sommes nécessaires soient injectées à court terme pour faire ce virage, nous verrions l’état de santé de la population s’améliorer très rapidement et les coûts de santé diminuer substantiellement. Les ressources médicales seraient alors réservées aux patients, moins nombreux, qui en auraient besoin.

– Yves Chartrand, Montréal

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