Je voudrais répondre à la lettre de Francine Laplante, publiée dans cette page lundi.
C’est vrai, la période pascale nous permet de prendre du recul dans notre vie si mouvementée et de nous poser. Pour certains, de revenir à l’essentiel et de se rapprocher un peu plus de Dieu.
Ce Dieu dont vous parlez, madame, de manière si négative au début de votre lettre, a un visage plus positif plus loin dans votre texte lorsque vous parlez de l’huile de saint Joseph, de la prière, de la mort, enfin et surtout de l’amour.
Je rends visite actuellement tous les jours à une amie atteinte du cancer. Elle a fêté ses 32 ans il y a quelques jours à l’hôpital. Elle a plusieurs fois échappé à la mort. Si elle ne croyait pas en Dieu, elle aurait baissé les bras depuis longtemps et ne serait peut-être plus de ce monde aujourd’hui.
Certes, le soutien des proches est indispensable pour garder le moral et continuer la lutte contre cette maladie qui atteint, malheureusement, n’importe qui, à n’importe quel âge, et peu importe le milieu social.
Dieu est au cÅ“ur de ce monde qu’il a créé, et nous avec. On nous parle de catastrophe écologique, de déséquilibre des écosystèmes, de disparition d’espèces animales… Est-ce Dieu qui a causé cela? L’Homme est en train de prendre conscience qu’il est à la base de cette destruction. La Terre nous nourrit; chaque être vivant a sa place et sa raison d’être pour l’équilibre écologique. Est-ce à Dieu de réparer nos erreurs? Trop facile de tout mettre sur le dos de Dieu quand ça va mal : nous sommes responsables de nos actes!
Non, Dieu est Amour, et cet Amour, nous pouvons le sentir, heureusement encore. C’est lui qui nous fait avancer et prendre le bon chemin. Oui, la Vie est belle et c’est à chacun de nous de se battre pour la préserver.
Dieu nous donne cette force lorsque nous devons passer à travers les épreuves. Tous les jours, des miracles se produisent. Pourquoi on n’en parle pas? Ça ne fait pas vendre : les médias préfèrent les scoops!
– May, Montréal