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Le Washington, c'est quand même pas Mario Lemieux

Yvan Piquette, Réal Munger et Paul Meilleur-Aucoin/Sportnographe

Ici, au Sport­nographe, nous ne sommes pas du genre à nous étendre sur une nouvelle dans le seul objectif de remplir du vide. Surtout que nous sommes submergés par la fièvre des séries minatoires et de ce premier match qui nous a fait passer par toutes les émotions. Mais tous n’ont pas notre retenue dans le monde des médias. Prenez par exemple l’histoire qui a fait jaser le Tout-Montréal cette semaine et mettant en vedette Tomas Plekanec du Montréal Hoc­key Club et José Théodore des Ennemis du Washington.

Pour les besoins de cette chronique, remémorons-nous le déroulement de «l’affaire». Tout commence à la fin d’un entraînement anodin, alors que Tomas P. dit de José T. qu’il n’est en rien un Martin Brodeur et qu’au fond, des buts, il va s’en faire scorer. Ce qui, en soi, équivaut à une affirmation du type «Jacques Demers n’est en rien un Bernard Pivot, des mots, il va en massacrer.» Rien de capoté.

J. Théodore, n’étant pas en reste, réplique ainsi : «Tomas qui? Jagr? Ah, Tomas Pleka­nec? Connais pas.» Et vlan. Comme on dit dans le jargon : celui qui le dit celui qui l’est.

Une tempête dans une gourde d’eau

Pendant que les plus sérieux experts se demandaient si les déclarations de Plekanec allaient jouer dans la tête de José et que les autres supputaient les possibilités que la contre-attaque de Théo­dore ne condamne Tomas à jouer comme une fillette, le Sportnographe s’est assis et a décortiqué avec sérieux la signification fondamentale de ces propos.

Et la conclusion pourrait surprendre même ceux qui s’attendent à tout. Fective­ment, si Théo n’est pas Brodeur et que Pleky n’est pas Jagr, force est de constater que nous aurons droit, chers partisans, à une simple bataille entre deux équipes largement surestimées.

Une seule conclusion est possible

Oui, il est vrai que le lancer d’Ovechkin peut être à l’occasion «foudroyable», comme dirait le gardien des Maple Leafs Jean-Sébastien Giguère. Il est également possible que Jaroslav Halak fasse un Patrick Roy de lui-même et finisse par jaser du bout de gras avec ses poteaux. Mais au final, le Washin­gton, c’est toujours bin pas Mario Lemieux. Keep the faith, disait Bon Jovi. Canadien en 8.


Ce soir à 19 h, à la Première Chaîne de Radio-Canada – 95,1 FM

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