Les séries, une affaire payante pour le Canadien et pour tous ceux dont les activités gravitent autour de l’équipe de hockey. Selon La Presse Affaires, chaque partie jouée à Montréal représente 2,9 M$ de chiffres d’affaires pour l’équipe et un bénéfice net de 2 M$.
Pourquoi est-ce si payant? Parce que les joueurs ne sont plus payés et que le prix des billets augmente en moyenne de 60 %. Avec la victoire contre Washington et les deux matchs minimum qui s’en viennent contre les Penguins, ce sont 10 M$ assurés.
Schling schling!
L’organisation du Canadien n’est pas la seule à faire sonner le tiroir-caisse. Les restaurants et les bars ayant installé un écran attirent plus de clients, les dépanneurs vendent plus de bière et les revendeurs de billets s’en donnent à cÅ“ur joie. Jeudi sur eBay, un billet à mi-chemin dans les estrades pour le match de mardi atteignait les 999 $.
Mais les séries ne font pas l’affaire de tous. Les soirs de match, les émissions programmées par Radio-Canada et TVA enregistrent des baisses d’audience de 30 % à 50 %. Et quand la fièvre vire à l’émeute, c’est la Ville qui paie pour une partie des pots cassés. En 2008, la quinzaine de voitures endommagées et les vitrines cassées ont représenté plus d’1 M $ de dégâts.