Le principal ennemi de Québec solidaire, c’est la marge d’erreur dans les sondages. Celui de Canadien, c’est les impondérables. Et cette fois, l’ennemi est resté couché : Canadien en sept contre le Pittsburgh que ce fut-ce. Le Sportnographe, lui, avait prédit Canadien en quatre, avec une marge d’erreur de trois matchs.
Quelqu’un avait-il dit mieux? Oui. Et c’est Michel Villeneuve, l’animateur vedette des Jeux olympiques de Pékin à Radio-Canada. «Dieu seul le sait et le Bon Dieu s’en doute.» Ah voilà. Savoir et s’en douter : être sûr que Canadien va gagner, mais se laisser une chance au cas où qu’y perde. L’expérience, Claude, l’expérience qu’on appelle ça.
L’équipe du Québec
C’est vrai, c’est vrai qu’on a gagné, mais au fond, avec quoi? Avec de l’argent et des ethnies. C’est d’ailleurs le ministre du Patrimoine canadien, James Moore, qui doit être déçu : pendant que l’équipe du Canada dans les «séminatoires», le Canucks, peut désormais virer des brosses au quotidien sans que ça paraisse sur la glace, ben l’équipe du Québec, Canadien, s’est vue confier le mandat constitutionnel de rassembler les deux solitudes d’un océan pollué à l’autre au cours de la prochaine semaine. Meech, Charlottetown, no way. Canadien, yes sir madame!
Après l’anti-hockey, l’anti-chasse
Si Canadien joue de l’anti-hockey pour assurer son succès, les journalistes, eux, parlent l’anti-français. Ce qui donne ces jours-ci une campagne de promotion pour l’anti-chasse : «Vendez pas l’ours avant d’avoir la peau», disait cette semaine Jean Pagé, animateur de L’attaque à 5, sur V.
Eh bien, vous savez quoi, nous, au Sportnographe, on comprend pas ces affaires-là. Ce qu’on sait toutefois, c’est qu’on ressent depuis mercredi soir des sentiments pour Canadien qu’on réserve habituellement aux femmes. Mmm, chérie, sors ta plus belle flanelle, j’arrive, la Soirée du hockey est encore jeune.
Ce soir à 19 h, à la Première Chaîne de Radio-Canada – 95,1 FM