Dans une lettre datée du 20 juin 2010 adressée aux parents des enfants fréquentant une école de la CSDM et portant la signature du directeur, une note en bas de page indique que, sur demande, une version anglaise, arabe ou espagnole de la lettre peut être obtenue.
Si on fournit des documents dans ces langues, pourquoi ne pas en distribuer dans toutes les langues! Ne soyons pas racistes! Incluons le mandarin, le cantonnais, le tamoul, le bengali, le moldave, les dialectes! Bien sûr, on ne fournirait pas à la tâche. Dans ce cas, ne pourrions-nous pas nous satisfaire d’une langue, soit celle de la majorité, laquelle, jusqu’à preuve du contraire et malgré les apparences, demeure le français?
En transmettant des informations aux immigrants dans leur langue ou en anglais, nous leur disons qu’ils peuvent se dispenser de faire des efforts pour apprendre le français : à quoi en effet cela leur servirait-il ?
Cela leur servirait à communiquer avec les gens (voisins, collègues de travail, fonctionnaires, vendeurs, etc.), à découvrir notre littérature, notre cinéma, nos films, notre théâtre, nos chanteurs, nos humoristes, bref, à s’intégrer à notre société. Une langue, c’est plus que des mots : c’est un art de vivre, l’âme d’un peuple, son essence.
– Caroline Moreno, Montréal