WASHINGTON (AP) — La responsable de la politique énergétique à la Maison Blanche, Carol
Browner, a déclaré dimanche que la marée noire dans le golfe du Mexique
était probablement la pire catastrophe environnementale de l’histoire
des Etats-Unis.
« C’est probablement la pire catastrophe environnementale à laquelle
nous ayons été confrontés dans ce pays », a déclaré Mme Browner sur NBC.
Elle a par ailleurs affirmé que l’administration américaine était
ôôpréparée au pire », c’est-à-dire l’hypothèse où la fuite de pétrole
continuerait jusqu’à la fin des travaux de creusement de puits de
secours, prévue pour août. Cette solution est considérée comme la plus
efficace pour stopper la marée noire.
Carol Browner a précisé que le gouvernement avait ordonné à British
Petroleum (BP) de creuser deux puits de secours au cas où le premier ne
fonctionnerait pas.
« Le puits de secours à la fin août marquera certainement la fin de
cette histoire », a reconnu sur ABC le directeur de la gestion chez BP,
Robert Dudley. « Mais nous n’avons pas réussi à mettre la bête à tête
hier ».
La fin août correspondrait par ailleurs au milieu de la saison des
ouragans dans l’Atlantique, qui commence mardi. Le pétrole ne devrait
pas jouer de rôle sur la formation de tempêtes, mais d’éventuels
ouragans pourraient pousser encore plus d’hydrocarbures vers les côtes.
La fuite est déjà à l’origine de la pire marée noire de l’histoire des
Etats-Unis. Dans le meilleur des scénarios, ce sont déjà 68 millions de
litres de pétrole qui se sont répandus en mer. Dans le pire des cas, on
parle de 151 millions de litres.
En 1989, 42 millions de litres s’étaient répandus après le naufrage du
pétrolier Exxon Valdez sur les côtes de l’Alaska, à la pointe
nord-ouest des Etats-Unis.