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Le courage d'appauvrir…

Le gouver­nement du Québec a déposé son deuxième plan de lutte à la pauvreté et à l’exclusion sociale. Un plan qui ne fera que repousser la lutte à la pauvreté aux calendes grecques.

Par ailleurs, selon toute vraisemblance, le gouvernement Charest se prépare allègrement à adopter sous le bâillon le projet de loi 100 sur les mesures budgétaires. Il n’en faut pas plus pour museler le débat démocratique et faire la sourde oreille à la colère et au mécontentement de la population.

Cette façon de procéder ressemble davantage à de l’entêtement et à une méthode de type dictatorial qu’à une approche véritablement démocratique.

Si le premier ministre du Québec, Jean Charest, et le ministre des Finances, Raymond Bachand, avaient seulement une petite idée de ce qu’est vraiment la pauvreté, ils considéreraient eux-mêmes le plan de lutte à la pauvreté qu’ils ont déposé et le projet de loi 100 comme des projets inacceptables.

Messieurs Charest et Bachand auraient tout intérêt à faire l’exercice de comprendre de l’intérieur la situation des personnes subissant la pauvreté. Ils comprendraient toute l’arrogance de leur position.

Pour agir adéqua­tement, il faut avoir l’audace de comprendre de l’intérieur le monde de l’autre. À l’évidence, le premier ministre et le ministre des Finances n’en savent rien quand il s’agit des personnes en situation de pauvreté. Cela explique probablement leur position qui privilégie les bien nantis, car cet aspect de la réalité, ils peuvent se targuer de le bien connaître. Toute une leçon de courage!

– Nelson Tardif

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