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Lettre à Julie Snyder

Chère Julie, J’ai toujours admiré ta détermination, ta fougue, tes yeux perçants qui permettent, j’en suis certaine, de déplacer par un seul regard des montagnes. Encore une fois cette semaine, tu nous as permis de réaliser à quel point tu pouvais être puissante.

Dis-moi, Julie, comment as-tu fait pour convaincre tous les paliers du gouvernement de se rallier à ton projet?

J’en conviens, ta cause est noble. Qu’est-ce qu’il y a de plus beau que de permettre à tous les couples infertiles de mettre au monde un enfant si chèrement désiré? Notre Québec doit se renouveler, il nous faut procréer. Bravo Julie! Mais, je t’en prie, donne-moi ta recette, car moi, je commence à désespérer!

Vendredi dernier, j’étais dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve avec mon ami le Dr Julien. Nous essayions par tous les moyens de trouver des solutions au manque à gagner de 1 M$ pour mettre en place les structures qui permettraient aux enfants défavorisés de recevoir des services adéquats autant au niveau médical que social. Ce petit million, pourtant promis des dizaines de fois par nos grands ministres influents et approuvé par des hommes d’affaires déterminants dans l’économie du Québec, n’arrive pas et, j’en suis convaincue, n’arrivera jamais…

Je rêve d’avoir autant de pouvoir que toi, je rêve d’une conférence de presse accompagnée du ministre Bachand pour annoncer un fonds dédié aux enfants défavorisés. Je te jure que moi aussi j’aurais les larmes aux yeux en témoignant devant le ministre que plus de 80 % des enfants dans certains quartiers de Montréal sont victimes de violence physique et psychologique, d’abus sexuels, que 80 % des enfants ne mangent pas à leur faim, que 80 % des enfants seront hyper hypothéqués dans leur vie et que ces mêmes enfants formeront l’avenir de notre société…

• Francine Laplante

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