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Orgie de décibels

Pour une énième année, le Festiblues s’est installé au parc Ahuntsic. Situé dans l’arrondis­sement du même nom, ce parc de quartier, pas très grand malgré le quadrilatère qu’il occupe, puisqu’il peut certai­nement entrer plusieurs fois dans le parc Jarry, qui, lui, répond aux critères d’un grand parc.

Le Festiblues, c’est un déluge de décibels pour les citoyens d’Ahuntsic et une sonorisation organisée et réalisée pour un site de foire, comme ceux qu’on trouve dans les villes de région : des terrains installés aux limites des villes ou dans les parcs industriels.

La sono du festival est une plaie pour des milliers de citoyens qui habitent le quartier. Vous ne pouvez décider de l’heure à laquelle vos enfants, vos vieux parents ou vous-même pourrez aller au lit et dormir en paix; c’est la programmation du Festiblues qui décide pour vous. Et malheur aux couche-tôt : les haut-parleurs se taisent rarement avant 23 h 15.

Le Festiblues, c’est aussi une ville temporaire, avec l’impact des scènes, des roulottes foraines et des déplacements de véhicules de transport sur les pelouses d’un parc.

Le Festiblues doit déménager dans un site industriel ou commercial comme le Marché central, ou au Centre environnemental Saint-Michel (ancienne Carrière Miron), un espace en train de devenir aussi grand que le mont Royal.

Dans un de ces vastes emplacements, limités par des grandes voies de circulation, le bruit généré par cet événement se perdra dans la cacophonie exis­tante, tout en évitant d’atteindre les zones habitées.

Pierre E Lachapelle

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