lang="fr-FR" > Pas des gardiens d'enfants

Pas des gardiens d'enfants

Je réagis à la lettre de Johann O’Neill à propos de la fermeture des piscines municipales publiée dans cette page hier.

Je ne suis pas une personne qui prend habituellement la défense de l’administration publique, mais je considère que Mme O’Neill fait preuve soit d’une grande ignorance, soit de mauvaise foi envers les administrateurs des piscines extérieures.

Mme O’Neill considère que le manque de personnel au 30 août est une excuse ridicule qui fait la preuve de l’incompétence de l’administration municipale. Elle le dit même : «Il n’y a donc personne d’autre pour garder nos enfants?» Être sauveteur surveillant de piscine n’est pas la même chose que d’être gardien d’enfants. D’ailleurs, les parents qui fréquentent les piscines ne devraient jamais considérer qu’ils laissent leurs enfants sous la garde du sauveteur.

Les sauveteurs sont des gens qui ont suivi des formations techniques de plusieurs heures sur les méthodes d’intervention et de sauvetage aquatique qui leur permettent de faire une surveillance adéquate, de reconnaître les situa-tions à risque et les personnes en danger de noyade. Ils ont aussi une solide formation en premiers soins et en réanimation cardio-respiratoire. Ce n’est pas n’importe qui qui peut les remplacer.

Malheureusement pour les citoyens, rares sont les sauveteurs qui ne sont pas étudiants au cégep ou à l’université. Les exigences de forme physique, de mise à jour des techniques ainsi que la précarité de cet emploi surtout saisonnier font que peu de personnes choisissent de poursuivre une carrière de sauveteur. C’est donc un fait avéré qu’il manque de personnel pour les piscines exté-rieures publiques, et même privées.

J’espère que Mme O’Neill reconnaîtra qu’il ne s’agit pas ici d’incompétence de l’administration et qu’elle ira peut-être faire sa formation de sauveteur (Médaille de bronze, Croix de bronze et Sauveteur national, investissement d’au moins 500 $) d’ici l’été prochain afin de présenter sa candidature au poste de sauveteur non étudiant à la fin de l’été.   

– Michèle Côté, anciennement sauveteur et étudiante devenue ingénieure

Articles récents du même sujet

Exit mobile version