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L'isolement dans les expériences extrêmes

La rude épreuve que vivent les mineurs chiliens emprisonnés dans la mine de cuivre de Copiapo, au Chili, depuis plus d’un mois est très pénible, mais ils en sortiront grandis. C’est du moins l’avis d’un des survivants d’un écrasement d’avion survenu en 1972, qui avait dû avoir recours au cannibalisme pour survivre.

José Luis Inciarte a été isolé du reste du monde pendant 72 jours après que son avion, le vol 571 de l’Armée de l’air uruguayenne, se fut écrasé dans les Andes chiliennes. M. Inciarte et les 15 autres survivants ont dû manger les corps des passagers décédés pour rester en vie. Finalement, après une expédition de 12 jours, les passagers Nando Parrado et Roberto Canessa avaient réussi à trouver de l’aide. Cette catastrophe a même mené à la réalisation, en 1993, du film Les survivants mettant en vedette Ethan Hawke. 

Pour l’avoir lui-même vécu, M. Inciarte a averti que l’isolement et l’espace restreint pourraient mener les 33 hommes pris à 700 mètres sous terre à vivre des moments d’agressivité intense ou à vouloir se battre. Il a toutefois ajouté qu’à leur sortie, les mineurs auront une vision totalement différente de la valeur de la vie et des relations humaines.

«Je pense qu’ils apprécieront la vie comme jamais ils ne l’avaient fait. Ils verront que leur vie a un impact sur celle de tous ceux qui les entourent, confie M. Inciarte. Je suis certain qu’ils sont en train de résoudre leurs problèmes immédiats par des coups de poing ou de pied comme nous l’avons fait aussi. Ce sont des choses qui arrivent.»

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