Comme tous les Québécois, j’ai été très affectée par l’annonce du décès du ministre Claude Béchard. Pourtant, ce n’était un secret pour personne, nous savions très bien que ses chances de survie étaient quasiment nulles, mais il représentait l’espoir, la combativité, le désir de vaincre et la fougue du guerrier.
La mort de Claude Béchard est dramatique, car elle nous rappelle que personne n’est à l’abri du cancer, qui ne fait pas de discrimination. Il s’attaque tout simplement au gré de ses fantasmes à celui qui se trouve sur son chemin.
Il est impossible de donner un sens à la mort d’un père de famille de 41 ans, il est impossible de tenter de comprendre l’incompréhensible. Cependant, aujourd’hui, grâce à vous M. Béchard, nous avons eu l’occasion de voir notre premier ministre Charest, pour la première fois depuis son élection, démontrer des sentiments chaleureux et honnêtes. Pour la première fois, nous avons senti une peine immense l’envahir; pour la première fois, nous avons senti que notre PM a le même sang que nous qui coule dans ses veines.
Vous tirez votre révérence de façon noble, M. Béchard. Vous permettez au PM de regagner un peu de sympathie de la part des citoyens, et Dieu seul sait à quel point il en a besoin en cette période tumultueuse! Pour une dernière fois, comme vous l’avez fait si souvent à travers votre engagement politique, vous lui donnez un sérieux coup de main…
Reposez en paix, cher Monsieur.
– Francine Laplante