Je parodie le titre de l’une des chansons de Loco Locass pour implorer le peuple québécois de se libérer le plus vite possible des libéraux de Jean Charest. Plus le temps passe, plus les informations nombreuses à confirment que ce gouvernement est complètement corrompu, à la solde des milieux d’affaires et a même des fréquentations douteuses liées au crime organisé. Même le système de nomination des juges est infiltré par les collecteurs de fonds du Parti libéral, qui servent d’intermédiaire pour les ministres et le premier ministre.
Et ce n’est pas assez. Jean Charest et sa bande, avant de quitter, dilapident joyeusement les fonds publics en contrats donnés à leurs petits copains, nos ressources naturelles au profit de leurs amis de l’industrie des gaz schistes, et livre notre système de santé public aux intérêts privés, comme ceux de l’ancien ministre Philippe Couillard. Avant de quitter, ils font une vente précipitée et cèdent à peu près tout du patrimoine public à ceux qui les ont mis au pouvoir. C’est proprement scandaleux.
Et lorsque des citoyens s’opposent au dossier des gaz schistes ou des écoles passerelles facilitant l’accès à l’éducation anglaise, les libéraux se con-tentent, malgré les critiques, de dire qu’ils iront de l’avant comme si de rien n’était. Même si ce gouvernement en est à ses derniers soubresauts, il se conduit comme s’il était bien en selle et qu’il avait la confiance des citoyens, alors que c’est tout à fait le contraire. Quelle arrogance!
Pour se débarrasser de ce gouvernement corrompu et reprendre un peu plus de contrôle sur nos affaires collectives, il faut que tous les partis politiques d’opposition, quelle que soit leur tendance, forment une coalition pour renverser le gouvernement actuel et accéder ensemble au pouvoir. Leur premier mandat, une fois élus, sera de faire un grand ménage en mettant sur pied une commission d’enquête publique sur le financement des partis politiques et en gérant l’argent des contribuables de façon honnête et responsable.
– Yves Chartrand, Montréal