Ils sont nombreux, les Canadiens qui considèrent le NPD comme un parti de gauche. Si c’était vraiment le cas, son chef, Jack Layton, ferait un homme de lui et imposerait à tous ses députés de voter avec lui pour le maintien du registre des armes à feu, mais il ne le fera vraisemblablement pas, pour ne pas déplaire à ses électeurs ruraux.
Voilà le NPD tout craché : centre gauche dans les villes et centre droit dans les villages, ce qui donne au final un parti situé au centre de l’échiquier politique. Il conservera peut-être ses circonscriptions rurales, aux prochaines élections générales, qui pourraient venir rapidement, mais il pourrait cependant en perdre en ville. Le citadin Layton a-t-il bien réfléchi aux conséquences du vote libre?
– Sylvio Le Blanc, Montréal