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Un moratoire s'impose

Le président de l’Association pétrolière et gazière du Québec, André Caillé, prédit qu’il y aurait des poursuites judiciaires si le gouvernement Charest impose un moratoire à l’exploration des gaz de schiste. Il a très probablement raison.

Si l’État québécois se voit obligé de dédommager les compagnies ayant obtenu le permis d’exploration et déjà lancé les opérations, la faute incombera, et avec raison, à ce même gouvernement Charest, mais, en fin de course, ce sont les contribuables québécois qui en paieront la note.

Malgré tout, un tel moratoire s’impose, car il faut éviter ce qui, selon le témoignage de Richard Desjardins, s’est produit à Malartic en 2009, alors que les auditions du BAPE sur l’implantation d’une mine d’or à ciel ouvert couvrant une grande partie du territoire de la petite ville étaient accompagnées, sinon dérangées, par les allées et venues incessantes de gros camions déménageant les maisons d’un quartier à un autre.

Le BAPE a un rôle primordial à jouer, avant toute concession de permis. Il ne doit en aucun cas se muer en petite pilule visant à anesthésier les justes revendications des citoyennes et citoyens directement touchés.

Il est grand temps que le gouvernement Charest arrête de vendre à vil prix les richesses naturelles du Québec aux grandes compagnies et qu’il respecte et développe les ressources naturelles du pays du Québec en travaillant plutôt de concert avec la population de ce même pays.

– Normand Breault

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