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Pas de quoi fouetter un chat!

Dans toute cette affaire du Maclean’s, je trouve que nous avons l’épiderme bien sensible.

Il faut se rappeler que c’est nous-mêmes qui avons eu le courage en tant que peuple, par journalistes interposés, de mettre en lumière et de dénoncer la corruption qui règne dans nos mÅ“urs politiques.

Que la presse anglophone s’amuse à nos dépens, cela ne devrait pas nous étonner ni nous déranger outre mesure. Ne perdons pas l’objectif de vue, qui est maintenant de reconnaître, d’identifier le problème et de le régler une fois pour toutes (si c’est possible).

Si nous avons ce courage, la presse anglophone pourra alors s’extasier sur l’exemple québécois de saine probité publique. Quand nos compatriotes des autres provinces auront à leur tour ce courage de dénoncer leurs propres turpitudes et malversations, il sera alors de bonne guerre de casser de la même façon un peu de sucre sur leur dos.

– Christian Feuilllette, Montréal

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