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Canadien : c'est dans la tête que ça se passe

Yvan Piquette, Réal Munger et Paul Meilleur-Aucoin/Sportnographe

Dans le monde de Canadien, il y a de ces choses qui vous titillent l’amateur au plus haut point. On n’a qu’à penser à un dégagement réussi par Jaroslav Spacek, ou à une passe transversale à l’aveuglette de Benoît Pouillette (comme l’a rebaptisé Brian Gionta). Mais rien ne fait autant vibrer l’expert-amateur qu’une bonne et juteuse rumeur d’échange, une denrée rare en ce début de saison.

L’uchronie

Dans de pareilles occasions, il convient donc généralement de faire un retour sur d’anciennes rumeurs et de s’imaginer le présent si elles s’étaient avérées. C’est ce qu’en littérature, nous appelons une uchronie. Par exemple, comment se serait déroulée l’Histoire avec un grand H si le commissaire Bastarache n’était jamais né? Le Post-it n’aurait peut-être pas un avenir aussi radieux qu’actuellement.

De même, on se demandait cette semaine sur les tribunes sportives ce qui serait arrivé si Robert Gainey était finalement parvenu à acquérir Vincent Lecavalier en retour de Plekanec, Gorges, Halak, Higgins, Subban et des choix de repêchage. La réponse est bien simple : Lecavalier jouerait pour Canadien… et nous serions débarrassés du petit Subban, qui a coûté 33 % des matchs à Canadien cette saison en raison de son indiscipline. Jean Pagé a eu beau dire après le premier match qu’il était parmi les 20 meilleurs défenseurs de la «ligne», il s’avère qu’après trois parties, il est plutôt parmi les 180 meilleurs.

Poussons l’exercice
Mais nous, du Sportnographe, avons poussé l’exercice plus loin. Si les rumeurs de Hossa, Frolov et Claude Giroux à Montréal s’étaient avérées, et si Daniel Brière avait finalement signé un contrat avec Canadien, nous aurions deux maudits bons premiers trios. Juste à y penser, on en a des frissons dans la région.

Vous voyez? Pourquoi vivre le quotidien terne de Canadien avec ses entrevues d’entre-périodes ou ses débats sur la composition du quatrième trio alors que l’on peut s’évader dans l’univers fantastique d’un Canadien imaginaire? Voilà sans doute comment le partisan entretient toujours la flamme. C’est dans la tête que ça se passe.

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