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La loi 103

Certains indépendantistes ou personnes reconnues comme tels s’en donnent à cÅ“ur joie ces temps-ci pour trouver de meilleures entourloupettes que les libéraux pour permettre aux immigrants et aux Québécois d’origine française qui en ont les moyens d’envoyer leurs enfants à l’école anglaise.

Après Louis Bernard, voici maintenant que Michel Seymour, professeur de philosophie à l’Université de Montréal, y va de sa suggestion de permettre aux immigrants, après leur avoir expliqué que le Québec est français, d’envoyer leurs enfants à l’école primaire ou secondaire anglaise privée non subventionnée. Vient ensuite l’obligation de se «repentir», en s’engageant à envoyer ces mêmes enfants devenus adolescents au cégep français.

Restera alors à trouver d’ici là une nouvelle entourloupette pour permettre à ces jeunes déjà anglicisés d’accéder au cégep en anglais. Même Robert Bourassa aurait eu de la difficulté à trouver quelque chose de plus tordu. En plus d’envoyer le message aux nouveaux arrivants que le Québec est la terre par excellence du libre choix au niveau linguistique cette façon de faire enverrait également un message à savoir que le Québec est une terre d’injustice puisque l’accès à l’école anglaise serait encore une fois réservée aux enfants dont les parents en ont les moyens.

La seule réponse possible à la loi 103 pour protéger la langue française au Québec et défendre notre identité collective demeure d’imposer aux nouveaux arrivants l’obligation d’apprendre le français dès leur arrivée et d’envoyer leurs enfants à l’école française, de la prématernelle jusqu’au cégep, de même qu’aux  Québécois d’origine française.

– Yves Chartrand, Montréal

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