L’argument qui m’horripile face à la nécessité d’envoyer ses enfants à l’école anglaise au Québec, c’est celui affirmant que l’anglais est nécessaire contrairement au français. Que le français fait simplement partie d’une culture folklorique à préserver. Il faut se rappeler la rigueur et la complexité de la structure de la langue française. Ses sonorités, ses conjugaisons et cette structure qui donnent un sens particulier aux mots. Il y a de quoi être fier. La langue maternelle sert à structurer sa pensée. Étant étudiant en communication, je m’indigne de colère lorsque des enseignants présentent leurs cours avec des anglicismes fréquents pour paraître bien connecté à la génération à laquelle ils présentent leurs cours. De plus, l’Université du Québec est un réseau universitaire francophone, il faut bien veiller à la qualité du FRANÇAIS enseigné. Quelle est cette manie, chez plusieurs enseignants, d’utiliser des anglicismes qui paraissent «d’avant-garde» alors qu’il existe des équivalents français? Soyons fier de la qualité de la langue française et de sa structure.
– Mathieu Gravel, Montréal