En ce qui concerne l’intégration des élèves en difficulté dans les classes régulières du réseau scolaiÂre publique, le défi est presÂque impossible à relever.
Classes trop nombreuÂses, manque de soutien régulier et spécialisé! On assiste alors à la désintégration du processus d’apprentissage. Tous en souffrent.
L’heure des décisions est arrivée. D’un côté, on doit souligner aux parents qu’il est préférable d’inscrire les enfants en difficulté sérieuse d’apprentissage dans des écoles spécialisées. De l’autre, le gouvernement et les administrateurs doivent cesser de jouer à l’autruche et assumer pleinement leurs responsabilités. Ce n’est pas d’une journée de réflexions dont tous les acteurs du système scolaire ont besoin, mais d’une longue et nécessaire reconstruction d’une solidarité qui puisse aboutir un jour à inclure tous les enfants d’ici dans un environnement pédagogique stimulant.
Il faudrait aussi avoir le courage de financer ces changements en cessant un appui excessif au système privé d’enseiÂgnement.
– Jacques Léger, Montréal