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Oui à la loi 115

Je suis en faveur de la loi 115 et voici pourquoi.

J’ai une fille qui aura l’âge de s’inscrire à la maternelle l’an prochain. J’ai choisi de l’inscrire à l’école anglophone, car je vois ici l’opportunité que mon enfant devienne bilingue, un atout important, voire essentiel dans la société québécoise d’aujourd’hui. J’ai une autre enfant de 18 ans qui a fait son secondaire à l’école publique francophone et qui peut à peine parler un anglais fonctionnel et qui, pour cette raison, a de la difficulté à se trouver un emploi à Montréal. Presque tous les emplois où l’on doit faire affaire avec le public, dont une grande majorité sont la seule option des jeunes, exigent le bilinguisme.

En voyant la piètre qualité de ce qu’on a enseigné à ma fille aînée, je peux dire que l’anglais enseigné dans le système scolaire public franco-phone est exécrable et je pense qu’elle n’est sûrement pas la seule diplômée à avoir obtenu une note de passage acceptable en anglais sans être capable de le parler ou de le comprendre suffisam­ment bien pour se dire bilingue. Pour cette raison, j’ai choisi d’inscrire ma fille cadette à une école anglophone. Elle aura ainsi une éducation en anglais, ce qui facilitera et assurera sa maîtrise rapide de l’anglais à un âge crucial. Évidemment, elle continuera d’utiliser le français comme langue d’usage dans sa vie de tous les jours, à la maison et avec ses ami(e)s. 

Le but ultime de l’éducation est de donner des compétences pour que la personne puisse intégrer le marché du travail. Dans le cas de ma fille cadette, elle ne perdra pas son français puisque c’est sa langue maternelle ainsi que la langue prédominante au Québec, et avec son bilinguisme parfait, fruit de son passage dans une école anglophone, plus de portes s’ouvriront devant elle lorsqu’elle devra se trouver un emploi.

– Annie Lacoste, Québec

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