En ces temps de nouveautés où les internets nous entourent de leurs bras rassembleurs, il serait facile d’imaginer que notre seule tâche en tant qu’amateur de hockey serait d’écouter notre Canadien tout en se reposant dans cette cyberétreinte chaleuÂreuse, une bonne bière houblonnée à la main, tout en twittant nonchalamment les dernières paroles de Ben Brunet.
C’est que nous sommes tellement habitués à ce que l’on choisisse les juges à notre place et invente des lois 115 sans qu’on s’en aperçoive que cette nouvelle tâche a été reçue tel un coup de coude sur le nez : le choix des trois étoiles. «Wô menutes, allez-vous vous époumoner. Comment une entreprise à ce point serrée de la bobette comme Canadien peut-elle laisser aller un segment aussi important de son sport spectacle à de simples citoyens?» Bonne question avec une réponse toute simple : le capitalisme sauvage.
Ce boulot complexe incombait par le passé aux journalistes sérieux qui devaient, en leur âme et conscience, faire semblant d’avoir écouté le match et de partager ainsi leur opinion. Mais un journaliste, ça coûte cher en hot-dogs. «Mais je ne suis pas qualifié pour choisir des étoiles. Je ne suis pas astronome! Et aussi, j’aime pas ça me forcer pendant un match de hockey.» Au Sportnographe, on comprend votre frustration. Mais considérez-vous chanceux, chers partisans, parce que le prochain geste de la direction de la Flanelle sera d’envoyer la job directement en Inde. Et quand Omar choisira Ryan O’Byrne comme première étoile, il sera déjà trop tard.
Fait que, comment bien choisir ses trois étoiles?
Bonne question avec une réponse toute simple : le capitalisme sauvage. Faites confiance aux lois du marché. Ainsi, votez toujours pour un Québécois de chez Canadien, question de faire plaisir au marché francophone. De cette façon, on aura l’impression que nos joueurs de chez nous sont très bons et on gardera le suspense jusqu’à la fin de la saison sur le futur récipiendaire de la Coupe Molson, qui récompense le plus étoilé de l’année.