Oui, je suis souverainiste et je crois encore que ce pays Québec demeure la meilleure solution pour préserver ce qu’il reste de nous dans l’ensemble canadien où nous risquons de nous perdre à jamais. Malheureusement, je me dois de constater que ce difficile combat est à lentement mourir faute de combattants.
La génération des Parizeau, Michaud et bien d’autres va quitter peu à peu ce qui reste d’espoir et d’incessants combats. Je ne vois poindre d’aucune façon une relève prête à poursuivre ce défi impitoyable. Sans me prétendre un prophète sûr de lui, je dois me résigner à constater que les générations montantes sont ailleurs, impliquées dans des combats environnementaux et socio-politiques qui invitent à une solidarité qui s’éloigne d’une rhétorique passéiste et nationaliste.
– Jacques Léger, Montréal