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Une énorme publicité

Le débat et le brouhaha autour de la Loi 115, imposée par les libéraux à l’Assemblée nationale, constituent une énorme pub pour les écoles passerelles anglophones, une campagne publicitaire qui a en fait débuté il y a un an, lorsque la Cour suprême du Canada a invalidé la Loi 42, adoptée, elle, à l’unanimité en 2002.

Du fait de cette publicité inespérée, m’est avis que seront très nombreux les parents francophones et allophones à vouloir profiter de la nouvelle loi, au moment de la rentrée scolaire, en septembre 2011. Ils espérereront accéder éventuellement au réseau scolaire anglophone régulier et subventionné (nous ne parlerons plus bientôt d’écoles passerelles, mais d’écoles ponts-tunnels).

Et, contrairement à ce que plusieurs pensent, nul besoin d’être riche pour le faire : il faut simplement être à l’aise. À ce propos, je ne serais pas surpris qu’un club de riches anglophones se forme pour constituer un fonds qui viendrait en aide à ceux qui auraient quelque difficulté à réunir les sommes nécessaires.

Des Québécois méprisent les écoles passerelles parce qu’elles violent l’esprit de la loi 101, d’autres ont un jugement moins sévère, mais ils attendaient quand même la Loi 115 pour se dégêner. «C’est légal, maintenant», concluront-ils, soulagés.

La loi aura des effets pervers, surtout à Montréal, où le français est en déclin. La descendance des «enfants de la loi 115» sera peut-être, qui sait, le cheval de Troie du Québec français. À moins que nous soyons vite libérés des libéraux…

– Sylvio Le Blanc, Montréal

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