Mario Beauregard/Métro Une des trois scènes de crime de l'exposition

L’exposition CSI: l’expérience, inspirée de la populaire série policière CSI: Crime Scene Investigation, ouvrira ses portes jeudi au Centre des sciences de Montréal. Comme l’expo est basée sur la série originale, les savoureux jeux de mots de David Caruso (CSI Miami) ne sont malheureusement pas inclus. L’immersion dans le monde des sciences judiciaires
et de la médecine légale n’en est pas moins intéressante. Métro offre une visite guidée en avance.

Interactif du début à la fin

Le visiteur de l’exposition CSI : l’expérience est loin d’être passif. Il est plongé dans une enquête où il doit, grâce à ses observations et à ses analyses, élucider un des trois (ou les trois s’il est particulièrement motivé) mystères qui lui sont proposés. Un vrai travail d’enquêteur quoi, mais en version allégée (pas de danger d’être attaqué par un malfrat qui revient sur les lieux du crime). «Le visiteur est au cœur de l’enquête, affirme François-Nicolas Pelletier, responsable des contenus scientifiques du Centre des sciences de Montréal. C’est lui ou elle qui la mène du début à la fin.»

Scènes de crime

Première étape de la visite: la scène de crime. Il y en a trois: un salon où se trouve une voiture qui a défoncé un mur, avec un homme mort au volant; une ruelle lugubre où le corps d’une travailleuse de motel gît sur le sol; un désert où se trouvent des ossements humains. Chacune des scènes est réaliste, sans être trop troublante (l’exposition est cependant déconseillée aux enfants de 12 ans et moins). Les enquêteurs du dimanche sont invités à observer tous les éléments qui sortent de l’ordinaire pour ensuite les analyser au laboratoire.

La science en vedette

Il s’agit de l’aspect le plus instructif de l’expo (voix d’annonceur dans une pub d’intérêt public du ministère de l’Éducation : «Hé le jeune, c’est cool d’apprendre en s’amusant!»).
La procédure à suivre est franchement fascinante. Le commun des mortels est familier avec l’analyse d’ADN et d’empreintes digitales, mais il est étonnant de constater combien de sciences différentes peuvent être mises à profit dans une enquête de ce genre. «On a besoin de plusieurs types de preuves pour arriver à une histoire cohérente, a indiqué le responsable des contenus scientifiques du Centre des sciences de Montréal. L’entomologie, par exemple, peut être utile parce que les stades de développement des insectes peuvent donner des indications sur le moment de la mort.»

Pas un fan? Pas de problème

Le visiteur qui connaît peu ou pas CSI ne sera pas nécessairement désorienté. «Les gens peuvent se présenter sans avoir de connaissance préalable de la série, assure M. Pelletier. L’expo est parfaite pour tous les amateurs de romans ou de séries policières.» Cela dit, les fans de la série seront bien servis en étant guidés par certains de leurs personnages favoris. Ils devront d’ailleurs remettre leur rapport à Gil Grissom, le patron de l’unité d’enquête de CSI, pour voir s’ils ont réussi à élucider le mystère ou s’ils doivent retourner diriger la circulation.
Chacun des scénarios proposés a été créé pour l’exposition. Il est donc inutile de dépoussiérer ses vieux DVD (ou de s’abonner à Série+) pour essayer de prendre une longueur d’avance.

Une première au Canada (et en français)

L’exposition CSI : l’expérience existe depuis 2008 et elle a roulé sa bosse depuis. «L’exposition a vu tous les continents habités, explique M. Pelletier. Elle est allée en Asie, en Europe, en Océanie, en Amérique.» C’est toutefois la première fois qu’elle est présentée au Canada et la première fois qu’elle est proposée en français. Le Centre des sciences de Montréal a notamment fait appel au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale du Québec pour s’assurer de la justesse la traduction française.

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