Paul Chiasson | La Presse canadienne Justin Trudeau et Denis Coderre.

La Ville de Montréal a annoncé son intention de réclamer sa part des redevances générées par la légalisation du cannabis. De passage à l’hôtel de ville, le premier ministre Justin Trudeau n’a rien promis à cette demande.

Après le dépôt du projet de loi sur la légalisation de la marijuana, à la mi-avril, le maire de Montréal, Denis Coderre, avait affirmé quelques jours plus tard sa volonté d’avoir «droit au chapitre», quant à d’éventuelles redevances.

Interrogé à ce sujet vendredi au cours d’une conférence de presse organisée à Montréal, le premier ministre canadien est resté flou. «Ça va être le sujet de beaucoup de discussions pendant les 15 prochains mois avec les provinces et les municipalités», a indiqué Justin Trudeau, sans répondre à la question posée.

Ce dernier compte légaliser le cannabis pour les citoyens de 18 ans et plus d’ici juillet 2018. Il veut s’appuyer sur l’aide notamment de Québec et des municipalités du pays. «Nous avons tous un rôle à jouer, a précisé l’élu libéral. Le gouvernement fédéral va s’assurer de la règlementation au niveau de la production, mais ce seront les villes et provinces qui vont assurer la distribution et le contrôle des points de vente.»

Justin Trudeau est également revenu sur les motivations qui le pousse à réaliser l’une de ses principales promesses de campagne. «Le système actuel ne fonctionne pas pour protéger nos enfants, ni pour empêcher le crime organisé et les gangs de rue de se faire des projets époustouflants, a-t-il expliqué. On va restreindre l’accès à nos jeunes en rendant la vente légale et règlementée.»

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