L’organisme pancanadien Kids code jeunesse, dont le siège social est basé à Montréal, recevra mercredi matin une subvention de 6M$ de la part du gouvernement fédéral pour accélérer son programme d’enseignement de la programmation informatique chez les enfants âgés entre 5 et 12 ans, tout en outillant leurs enseignants.

«Nous nous associons aux enseignants souhaitant intégrer le codage à leurs cours de langues, d’arts, de mathématique et de technologie. Nous faisons du bénévolat en classe, orientons les enseignants vers les meilleures ressources pédagogiques et organisons des ateliers de perfectionnement», indique l’organisme sans but lucratif sur son site internet. À Montréal, l’organisme organisme déjà des sessions de huit ateliers dans près de 70 classes. «Certains ont par exemple décidé de coder pour recréer le logo d’Expo 67, c’est une bonne façon d’aborder certains concepts de géométrie», explique au bout du fil Kate Arthur, fondatrice de l’organisme il y a 4 ans.

En plus des écoles, Kids code jeunesse intervient aussi dans les bibliothèques et les centres communautaires où il organise des ateliers intitulés Coder, Créer, Jouer, ce qui permet aux enfants de découvrir le code par le biais des arts, de la musique, des jeux et des histoires. «Avec la subvention, en plus d’étendre notre programme dans les bibliothèques, on compte aussi initier les jeunes de l’organisme de Dans la rue et intervenir dans des cliniques en santé mentale affiliées à l’université de Montréal», ajoute Mme Arthur.

La subvention obtenue par Kids code jeunesse provient du programme CodeCan, qui comprend une enveloppe de 50M$ sur deux ans afin de soutenir les projets de formation en programmation informatique et en perfectionnement des compétences numériques chez les jeunes, de la maternelle à la fin du secondaire.

«Cet investissement est une excellent nouvelle pour les élèves de la région de Montréal. Nos jeunes auront ainsi l’occasion d’acquérir les compétences numériques nécessaire pour poursuivre des études dans le domaine recherché des STIM (Sciences, technologies, ingénierie et mathématiques) et rentrer sur le marché du travail», a déclaré par communiqué David Lametti, secrétaire parlementaire du ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique.

Ce genre d’initiative n’est pas entièrement nouveau. La camionnette ALGO rend déjà visite à certaines écoles montréalaises de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB). Les enfants apprennent notamment les rouages du codage en programmant les déplacements de petits robots.

«Après l’avoir testé dans trois écoles pendant quelques années, on a décidé de déployer le programme d’atelier dans nos écoles l’automne dernier et ça a été un vrai succès. En une heure, tous les ateliers étaient bookés et le ministère voulait nous rendre visite. d’Ici la fin de L’année scolaire, les trois-quarts de nos 72 écoles auront été visitées», a souligné Gina Guillemette, porte parole de la CSMB. Elle a ajouté que le projet donne des résultats en matière de motivation des élèves, tout en leur offrant les bases de compétences très recherchées.

Comme la CSMB dispose déjà de son propre programme d’initiation au codage, elle ne fera pas appel à Kids code jeunesse. Toutefois l’organisme dispose déjà de partenariats avec certaines écoles des commissions scolaires English Montréal, Riverside et Wilfrid Laurier.

Par contre , la Fondation de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) fait déjà appel à Kids Code depuis la rentrée  pour former d’ici la fin de l’année scolaire 135 enseignants et 3200 élèves. Au moment de publier, il n’avait pas été possible de recueillir de commentaires de la commission scolaire de la Pointe-de-l’île.

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