Josie Desmarais

Le Québec devient producteur de midibus 100% électriques dédiés au transport collectif.

Mercredi, dans le cadre du sommet Movin’On, qui se tient à Montréal jusqu’à vendredi, l’entreprise québécoise Lion a présenté un midibus de 22 places qui pourrait intéresser les sociétés de transport. Celles-ci pourraient en déployer sur leurs lignes les moins achalandées ou pour leurs services de transport adapté.

«Les autobus électriques coûtent généralement deux à trois fois plus chers que les autobus au diésel, mais le véhicule que nous proposons est vendu au même prix. Les objections à l’électrification sont pas mal moins présentes, non?» a plaisanté le directeur de l’entreprise de Saint-Jérôme, Marc Bédard.

Le prix de vente du midibus variera de 275 000$ à 400 000$, selon les options choisies. En effet, le modèle eLionM peut être vendu avec une ou deux batteries permettant chacune une autonomie de 120km. Celles-ci sont interchangeables rapidement. Le véhicule peut en outre être configuré pour du transport scolaire, du transport adapté ou pour du transport en commun.

«Ce projet, c’est le fruit du travail de nos entreprises et de nos talents. C’est remarquable d’en être arrivé là aussi rapidement [18 mois]», a déclaré la ministre de l’Innovation, Dominique Anglade lors du dévoilement.

Mme Anglade faisait référence au fait que le moteur est produit par TM4, une filiale d’Hydro-Québec, que le système de recharge vient de l’entreprise montréalaise AddÉnergie et que le système électronique du véhicule est conçu par la compagnie Adétel, basée à Saint-Laurent. Pour favoriser ce genre d’émulation, Québec a d’ailleurs présenté le même jour son Plan d’action pour l’industrie du transport terrestre et de la mobilité durable, qui est doté d’une enveloppe de 118M$ sur cinq ans.

Quant à savoir si des sociétés de transport étaient intéressées à tester un de ses midibus électriques, M. Bédard a répondu que des négociations étaient en cours avec au moins une grande société de transport de la région de Montréal. La Société de transport de Laval n’avait retourné nos appels. La Société de transport de Montréal n,a pas voulu commenter étant justement en cours d’analyse des propositions reçues dans le cadre de l’appel d’offres lancés à L’automne pour l’achat de quatre midibus électriques. Quant au Réseau de transport de Longueuil, il devrait recevoir, d’ici un an, ses cinq modèles électriques achetés au coût unitaire de 562 564$ auprès du fabricant chinois BYD.

Jusqu’ici, seul le Réseau de transport de la Capitale fait appel à des midibus de façon importante. La Ville de Québec a en effet acheté 24 midibus qui circuleront dans ses quartiers centraux, mais ce sont des modèles hybrides fonctionnant au diésel. Ceux-ci sont fabriqués en Belgique et leur acquisition revient à environ 780 000$ par unité.

L’avantage des midibus électriques tient notamment au fait que les coûts d’entretien sont divisés par trois et que le coût énergétique pour les faire rouler est bien moins élevé. Quant à savoir s’ils seront plus efficaces que les écolobus électriques italiens achetés par Québec il y a une dizaine d’années, la société Lion précise que ses autobus scolaires électriques ont déjà plusieurs milliers de kilomètres au compteur au Québec et à Los Angeles.

 

Vu au Movin’On

Camion poubelles hybride. À l’arrêt, le moteur diésel est coupé et le moteur électrique prend le relais pour faire fonctionner le compacteur à déchets. Moins de pollution, moins de bruit, plus de sécurité pour les éboueurs. Le kit de 35 000$ bénéficie d’une subvention gouvernementale de 50% dans le cadre du Programme éco camionnage. «À part Los Angeles, Chicago et New-York rare sont les juridictions qui offre ce genre d’aide, le Québec est vraiment à la pointe», souligne Dany Fouquet, fondateur d’Effenco qui conçoit le produit.

 

Pick-up 100% électrique. Au lieu de vendre à rabais à l’encan ses vieux F-150, la Ville de Montréal teste la conversion à l’électricité. Oui ça coûte 40 000$ mais la durée de vie du véhicule passe de 3 ans (et 200 000km), à 10 ans (et un million de kilomètres).

 

Entendu au Movin’On

Bateau volant. Les 20 premiers exemplaires du SeaBubble ont été vendus. À terme le constructeur français de ce bateau électrique qui surfe sur l’eau veut construire des modèles plus grands qui pourraient faire office de navettes fluviales. À la vue de la vidéo de démonstration, on se met à rêver d’en voir une un jour à Montréal pour rejoindre le parc Jean-Drapeau à partir du Vieux-Port.

 

Communauto continue son expansion. «Désormais, 13% des ménages du Plateau sont abonnés chez nous», confie Marco Viviani, vice-président développement stratégique de l’entreprise. De son côté car2go déploie ses premières Smart électriques et rapatriera certains véhicules à essence après son retrait du marché de Toronto.

 

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