Collaboration spéciale Les employés ont lavé leurs instruments au-dessus du puisard et les marques de peinture y sont visibles.

Des joueurs de tennis au parc Jarry ont surpris des employés de l’entreprise PC Court en train de rejeter de la peinture dans les égouts.

Chaque été, Tennis Canada engage une entreprise pour refaire la surface de ses terrains du stade IGA en vue la Coupe Rogers, qui a lieu au mois d’août. Cette année, c’est l’entreprise PC Courts, bien connue dans ce domaine, qui a obtenu le contrat.

Or, le lundi 9 juillet, des joueurs de tennis ont surpris des employés de cette compagnie en train de laver leurs barils de peinture et d’autre équipement au-dessus d’un puisard. Cela contrevient au règlement sur les eaux usées de la Communauté métropolitaine de Montréal, qui interdit de déverser des contaminants directement dans un ouvrage d’assainissement, notamment des matières dangereuses, dont font partie toutes les peintures.

«Deux employés étaient à l’égout et versaient les restants de peinture de plusieurs barils dans le canal et arrosaient avec un boyau pour tout faire décoller, a rapporté une citoyenne, qui a voulu garder son identité, à Métro. Ce qui nous a mis la puce à l’oreille c’est de voir tous les barils autour de l’égout et qu’il y avait un gars qui regardait partout comme s’il surveillait.»

Métro a pu consulter une vidéo où l’on voit un employé laver son équipement au-dessus du puisard. Et un autre citoyen, présent sur les lieux, a aussi rapporté les mêmes faits.

Le président de PC Court, Jonathan Normandeau, affirme que ce comportement va à l’encontre de la procédure mise en place pour le lavage du matériel et n’écarte la possibilité d’un «écart de conduite» d’un employé.

«Ce n’est pas censé se produire. La directive est claire: on lave tout dans nos barils avec de l’eau et on entrepose dans nos locaux, à ciel ouvert pour laisser évaporer l’eau et décanter la peinture, et on en dispose aux déchets dangereux», a assuré M. Normandeau.

Si un employé s’avère avoir contrevenu à cette directive, il sera «réaffecté à d’autres tâches», a indiqué le patron de l’entreprise. «Ça ne sera pas une simple tape sur le doigt. Je vais faire la lumière parce que c’est venu me heurter d’apprendre cela», a-t-il ajouté.

Rappelant que la peinture utilisée est «à base d’eau et biodégradable à 100%», M. Normandeau dit être très soucieux de l’image environnementale de son entreprise et de son domaine aussi. «J’ai vu toutes sortes de choses arriver avec d’autres compagnies, a-t-il relaté. Nous, on essaie de rendre notre métier le moins archaïque possible et d’améliorer nos techniques [pour qu’elles soient plus écologiques].»

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