Chantal Levesque/Métro Steven Guilbeault

Le cofondateur d’Équiterre, Steven Guilbeault, annoncera vendredi matin qu’il quitte ses fonctions à la présidence de l’organisme, selon les informations de Radio-Canada. Il dirige le mouvement écologiste depuis plus de 10 ans.

Dans un communiqué de presse diffusé en soirée jeudi, Équiterre indique que son directeur général, Sidney Ribaux, «fera une annonce importance concernant la direction de l’organisme» et son avenir, sans donner plus de détails.

La société d’État affirme toutefois, selon plusieurs sources à l’interne, avoir eu la confirmation du départ de M. Guilbeault. La nouvelle importante pour le groupe environnemental devrait se confirmer à l’Atrium de la Maison du développement durable, sur la rue Sainte-Catherine Ouest, vers 9h30.

L’homme de 48 ans aura passé la majeure partie de sa vie, jusqu’ici, à militer pour la lutte contre les changements climatiques et la défense de l’environnement, jour après jour. «Nous sommes déjà entrés dans l’ère des changements climatiques», disait-il il y a un an dans une entrevue avec Métro.

«Quand on est au Canada et aux États-Unis, s’adapter aux changements climatiques, ce n’est pas facile, mais dans les îles Fidji, en Haïti et dans des pays insulaires qui sont frappés par des ouragans de plus en plus puissants et qui voient le niveau de la mer augmenter, c’est un enjeu de vie ou de mort.» – Steven Guilbeault

Un parcours diversifié
En 2007, Steven Guilbeault est nommé directeur général d’Équiterre, qu’il avait mis sur pied avec Sidney Ribaux un peu plus de 12 ans auparavant. Il a aussi agi à titre de coprésident du Comité-conseil sur les changements climatiques du gouvernement québécois depuis 2014, en plus d’avoir été responsable des campagnes de promotion du regroupement québécois de Greenpeace entre 1997 et 2007.

Partout dans la province, on se souvient notamment de M. Guilbeault pour son arrestation survenue à Toronto en 2001, date à laquelle il avait grimpé sur l’emblématique Tour CN de la métropole ontarienne pour s’en prendre aux politiques en environnement d’Ottawa et de Washington.

«Lorsque j’ai grimpé la tour CN, c’était pour attirer l’attention sur les changements climatiques et la ratification du protocole de Kyoto que le Canada tardait à signer, avait aussi expliqué M. Guilbeault dans une autre entrevue avec Métro. Depuis, il y a eu une certaine évolution des mentalités. Il y a des gens qui me reprochent d’être trop conciliant, mais la grande majorité veulent voir les choses avancer.»

On n’ignore jusqu’ici ce que fera le principal intéressé pour la suite de sa carrière. Chose certaine: certains lui prévoient déjà un avenir politique. M. Guilbeault n’a jamais totalement fermé la porte à une incursion sur la scène municipale, provinciale ou fédérale.

«Un jour peut-être. La politique est un travail très exigeant, avait-il ajouté. J’estime déjà que je travaille assez fort dans la vie, mais j’ai un équilibre avec ma vie familiale. Lorsque mes plus jeunes enfants, qui ont sept et neuf ans, seront adolescents, ce sera différent. Dans sept ou huit ans, ce sera plus réaliste.»

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