Yves Provencher/Métro Martin Juneau et Louis-François Marcotte, porte-parole de la Guignolée des médias, en compagnie du Père Noël

C’est ce jeudi que se déroulera la 12e édition de la grande guignolée des médias à travers le Québec. À Montréal, 35 points de service permettront au public de donner de l’argent ou des denrées, qui seront ensuite distribués aux organismes Moisson Montréal, Jeunesse au soleil et la Société Saint-Vincent-de-Paul (SSVP).

À lui seul, Moisson Montréal espère récolter 2,5 millions de kg de denrées, pour arriver à concocter quelque 15 000 paniers de Noël et 32 000 repas. Le directeur, Dany Michaud, estime que son organisme est une sorte de «Centraide de l’aide alimentaire», puisqu’il redistribue ensuite les denrées à 200 organismes de banques alimentaires.

M. Michaud, qui avait lancé un cri d’alarme en début de semaine en raison de l’entrepôt de Moisson Montréal plus vide que ce qu’il espérait, est confiant que les Montréalais seront généreux pour aider les 142 000 personnes, dont 50 000 enfants, qui ont recours aux services de Moisson Montréal chaque mois.

«Les gens ne se sentent pas encore dans l’esprit des Fêtes, probablement à cause de la température, croit M. Michaud. Mais il faut recevoir les denrées, les trier et les répartir… Il y a deux à trois semaines d’activités de logistique à faire avant que les denrées ne se retrouvent dans l’assiette des gens. Alors c’est maintenant qu’il faut donner!»

Seulement à la SSVP, déjà 6 000 familles se sont inscrites pour recevoir un panier de Noël, affirme la directrice générale de l’organisme, Lucie Alègre.

La situation semble être la même que l’année dernière, où la SSVP avait distribué 7 000 paniers, qui ont nourri 15 300 personnes. Une augmentation de 16 % par rapport à 2010, s’inquiète Mme Allègre.

Tommy Kulczyk, de Jeunesse au soleil, estime que les demandes auprès de son organisme ont augmenté de 20 % par mois, par rapport à l’an dernier. La guignolée devrait permettre à l’organisme de faire bénéficier 18 000 personnes de sa distribution de paniers de Noël et de jouets.

Pour M. Kulczyk, la guignolée est surtout une occasion de rappeler aux familles dans le besoin qu’elles ne sont pas seules.

«C’est le moment de lancer un message aux familles concernées : nous sommes au rendez-vous pour vous épauler et vous donner un moment de réjouissance que vous devriez avoir comme toutes les autres familles québécoises», illustre-t-il.

Dany Michaud ajoute que, même si les objectifs pour le temps des Fêtes sont généralement atteints, les besoins demeurent durant le reste de l’année. Les temps sont particulièrement durs durant les mois de janvier et février, où les dons sont pratiquement inexistants.

C’est pour cette raison que M. Michaud incite les entreprises à faire des collectes corporatives tout au long de l’année.

«J’ai un vœu pieu : j’ai hâte qu’un jour, les boîtes qu’on a durant le temps des Fêtes demeurent à l’année longue au bureau et que, par réflexe, on y mette une denrée de temps en temps. Puis, quand la boîte est pleine, nous allons la chercher.»

Points de service
Pour connaître les différents points de service pour donner ce jeudi : http://www.lagrandeguignoleedesmedias.com/

Pour ceux qui ne peuvent pas donner jeudi, il est possible de faire des dons en argent et en denrées jusqu’au 24 décembre :

  • Par téléphone, au 514-908-9090 ou au 1-866-908-9090
  • En personne, dans tous les Jean Coutu, Banque laurentienne, Loblaws, Maxi et Provigo du Québec.

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