Richard Bergeron et son président de campagne, John Gomery, jugent que changer la loi sur le financement des partis n'est pas suffisant et qu'une commission d'enquête doit avoir lieu.

À la lumière des dernières révélations sur les méthodes de financement douteuses de l’ex-lieutenant de Louise Harel, Benoit Labonté, et à la suite des scandales qui ont éclaboussé l’Hôtel de Ville au cours des derniers mois, le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, et son président de campagne, John Gomery, ont demandé à Québec d’intervenir hier.

MM. Bergeron et Gomery souhaitent que le gouvernement Charest aille plus loin que l’amendement proposé hier par le ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques, Clau­de Béchard. Cet amendement empêcherait les entreprises de financer une campagne à la chefferie d’un parti.

«C’est un bon pas, mais c’est l’équivalent de mettre un bandage à une personne malade, a illustré John Gomery. Il faut regarder le problème du financement des partis dans sa globalité.»

Pour ce faire, l’ancien président de la Commission d’enquête sur le programme des commandites en 2004 a ré­clamé une commission d’enquête qui porterait à la fois sur les allégations de collusion dans le milieu de la construction et sur les méthodes de financement des partis municipaux montréalais et leurs liens avec les pratiques de la Ville.

«Le besoin des partis de financer leurs campagnes électorales est le problème de base, a indiqué l’ancien juge. Avoir des coffres bien remplis constitue un avantage pour les candidats. Les élections de­vraient pourtant se gagner selon le mérite des candidats et de leur programme, et non selon les sommes d’argent amassées.»

blog comments powered by Disqus