MONTRÉAL – La femme du docteur Arthur Porter, Pamela, a été extradée du Panama en direction du Québec, jeudi, a confirmé par voie de communiqué le commissaire à la lutte contre la corruption, Robert Lafrenière.

Selon les informations transmises par l’Unité permanente anti-corruption (UPAC), Pamela Porter arrivera au Québec vendredi matin, après une première escale à Toronto. Elle sera détenue au Grand quartier général de la Sûreté du Québec en attente de sa comparution prévue également vendredi au Palais de justice de Montréal.

Mme Porter fait face à des chefs d’accusation pour recyclage des produits de la criminalité et pour complot. Elle a été arrêtée au Panama le 27 mai par les autorités locales, à la suite d’une collaboration entre la Gendarmerie royale du Canada et Interpol, après s’être trouvée visée par un mandat d’arrestation international.

De son côté, Arthur Porter est accusé de fraude, complot pour fraude, fraudes envers le gouvernement, abus de confiance, commissions secrètes et recyclage des produits de la criminalité. Il est toujours détenu dans une prison du Panama et son processus d’extradition suit son cours, précise le communiqué.

Le médecin est l’une des nombreuses personnes accusées en lien avec des fraudes qui seraient survenues lors de la construction du Centre universitaire de santé McGill. Le chantier de 1,3 milliard $ est l’un des projets d’infrastructure les plus importants au pays. Le médecin prétend qu’il n’a rien fait de mal.

À la fin du mois dernier, son avocat panaméen avait confirmé à La Presse Canadienne qu’il allait contester l’extradition, mais aussi demander une libération sous caution. L’avocat a notamment affirmé que la requête en extradition du gouvernement canadien avait été mal préparée.

Si la libération est accordée, M. Porter devra demeurer au Panama jusqu’à ce que les procédures d’extradition soient terminées, un processus qui pourrait durer des mois.

Arthur Porter a été nommé par Stephen Harper à la tête du Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité, lequel supervise le travail du Service canadien du renseignement de sécurité.

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