Les maisons-conteneurs comprennent trois pièces: deux chambres à coucher et une salle commune.

La Fondation Vilaj Vilaj, qui est basée à Montréal, compte créer des villages en Haïti qui comprendront des maisons faites à partir de conteneurs. «On veut régler le problème d’Haïti et ce projet est un commencement», a indiqué mercredi le chanteur Luck Mervil, qui assurera la présidence de la Fondation Vilaj Vilaj. La perle des Antilles a été ravagée le 12 janvier dernier par un tremblement de terre.

Fabriquées au coût de 10 000 $, les maisons-conteneurs seront dotées de panneaux solaires et d’un système de récupération d’eau de pluie. «Les conteneurs peuvent résister aux tremblements de terre et aux ouragans, a expliqué hier l’architecte Ron Rayside, qui participe au projet. Il faut simplement s’assurer qu’ils soient bien ancrés dans le sol.»

Pas moins de 800 de ces habitations seront installées dans un premier temps au Cap-Haïtien d’ici un an, ce qui permettra à 5 000 personnes de se loger dans un abri durable. D’autres villages seront par la suite aménagés loin de Port-au-Prince puisque près de 90% du territoire d’Haïti est inoccupé. La Fondation Vilaj Vilaj aimerait ultimement envoyer des maisons-conteneurs dans d’autres pays dans le besoin.

Les conteneurs seront modifiés en Haïti par les Haïtiens, ce qui créera des emplois. Luck Mervil compte financer le projet Vilaj Vilaj grâce à des dons. «Nous ne voulons pas un sou du gouvernement, a-t-il averti. Un gouvernement n’a pas d’ami, il a des intérêts.» Avouant être utopiste, il a dit vouloir recueillir de l’argent auprès de la population mondiale et s’allier à d’autres organisations non gouvernementales.

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