Des étudiants promettent un automne chaud au gouvernement de Jean Charest. Des actions symboliques, des lieux stratégiques occupés de manière impromptue et une manifestation régionale sont à l’agenda de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ). Après cela, si Québec persiste à vouloir augmenter les droits de scolarité, une grève générale illimitée pourrait être déclenchée au trimestre d’hiver.

«Nous sommes déterminés à faire reculer le gouvernement de Jean Charest parce que nous, nous ne reculerons pas», a dit lundi le porte-parole de l’ASSÉ, Gabriel Nadeau-Dubois.

Lundi, l’ASSÉ a mis symboliquement en vente des établissements d’études post-secondaires, tels que le Cégep Saint-Laurent, l’Université McGill et l’Université du Québec à Montréal. L’organisation qui représente 45 000 étudiants voulait ainsi dénoncer la vision de l’éducation que défend le gouvernement libéral. «Ce qui se cache derrière la hausse des droits de scolarité, c’est une tentative de privatisation du système d’éducation québécois», a fait savoir M. Nadeau.

Au mois de mars, lors du dévoilement de son dernier budget, le gouvernement de Jean Charest a annoncé que dès 2012, les droits de scolarité augmenteront de 325$ par année jusqu’en 2016-2017. La contribution des étudiants passera de 2200$ à 3800$ par année.

La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), qui repésente 125 000 étudiants, compte aussi se faire entendre. En plus de faire une tournée dans toutes les régions du Québec, elle dévoilera des études qui porteront sur l’endettement étudiant et le réinvestissement dans l’aide financière aux études. Une grande manifestation sera également organisée le 10 novembre. La FEUQ ne planifie pas par le moment d’organiser une grève générale illimitée.

Puisqu’elles poursuivent le même dessein, l’ASSÉ et la FEUQ sont présentement en discussion pour voir comment elles peuvent collaborer.

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