MONTRÉAL – Le ministère des Transports du Québec (MTQ) n’avait pas
inspecté la solidité des assises des poutres soutenant les paralumes du
tunnel Viger de l’autoroute 720 Est avant l’effondrement survenu le 31
juillet, contrairement à ce qu’il laissait entendre.

Un rapport rédigé par la firme SNC-Lavalin et intitulé « Évaluation de la
capacité portante du système de paralumes – Tunnel Viger direction
Est », suggère que la solidité des poutres et paralumes était
sécuritaire, mais ses auteurs précisent qu’ils n’ont pas étudié la
solidité des assises.

Les auteurs rappellent à deux reprises que « les appareils d’appui et les
murs supportant les poutres sont exclus du mandat » d’analyse en plus
d’indiquer que les « appareils d’appui des paralumes doivent être
inspectés et une cote de comportement doit leur être donnée ».

Publié en ligne vendredi, le document, qui date de janvier dernier,
souligne également certaines déficiences des paralumes. Il mentionne
notamment que les paralumes n’ont aucune armature transversale pour le
cisaillement.

Le rapport signale également que l’inspection générale de l’ouvrage en
2008 avait révélé « des signes de délaminage ainsi que des fissures
diagonales de cisaillement dans les zones d’appui de ces poutres ».

À la suite de l’effondrement, au cours de plusieurs points de presse, le
ministre des Transports, Sam Hamad, et sa sous-ministre Anne-Marie
Leclerc, ont affirmé que la structure même du tunnel avait été
inspectée.

Ils assuraient notamment que le rapport montrait que l’ouvrage ne souffrait d’aucune déficience.

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