TC Media Le commerce YEH, situé à l’Île-des-Sœurs, a reçu l’aide du CLD Verdun.

À L’Île-des-Sœurs, plusieurs commerces et entrepreneurs ont pu compter sur l’aide du Centre local de développement (CLD) de Verdun. Un portrait économique qui n’aurait pas été possible selon l’aide de l’organisme.

Bien que les statistiques exactes des commerces et entrepreneurs aidés à l’Île ne soient pas disponibles, le directeur du CLD, Marc Cloutier, confirme que l’aide du CLD est bien réelle.

Que l’on pense à Yeh, nouvelle entreprise à L’Île-des-Sœurs, au Strom Spa ou aux entrepreneurs qui travaillent à domicile, le CLD a offert plusieurs coups de main afin de développer l’entrepreneuriat. «Au cours des cinq dernières années, je dirais que nous avons épaulé au moins une trentaine d’entrepreneurs locaux», souligne M. Cloutier.

Le propriétaire de la chaîne de yogourt glacé Yeh, Clarence Chui, affirme que l’aide du CLD a été bénéfique pour sa nouvelle entreprise. «Ce n’est pas une bonne idée de fermer les CLD», soutient le résidant de L’Île-des-Soeurs. Après avoir rencontré des difficultés pour l’octroi d’un prêt, parce qu’il est un établissement alimentaire, il s’est tourné vers le centre local de développement.

L’ouverture du commerce, qui a eu lieu au mois de mai, aurait été «très difficile» si l’aide du CLD ne s’était pas matérialisée, selon le propriétaire.

Une aide primoridale
Le CLD offre différents services aux entrepreneurs, qui varient selon leurs besoins. M. Chui savait que l’organisme pouvait l’aider à rédiger un plan d’affaires, par exemple. Ayant déjà de l’expérience, il n’en a pas eu besoin, mais il reconnait que c’est essentiel pour d’autres. «Pour ceux qui débutent en affaires ou qui ont moins d’expérience, il est nécessaire d’avoir un support», mentionne l’entrepreneur.

Il explique qu’il faut beaucoup plus qu’une idée et de l’argent. «Il faut savoir comment gérer les employés, faire la comptabilité, comprendre les marges et les coûts, et bien d’autres choses», soutient Clarence Chui.

Le directeur du CLD Verdun ne voit pas le transfert aux arrondissements de son organisme d’un bon œil. «Je me demande comment les MRC et les Villes feront pour offrir les mêmes services avec 55% moins de budget», explique M. Cloutier.

Pour M. Chui, son entreprise est le résultat de son expérience en tant que résidant de l’île. Son idée lui est venue alors qu’il a réalisé qu’il n’y avait pas de place près de son domicile où il pouvait aller prendre un dessert.

Si la Ville ou l’arrondissement prend les responsabilités d’un organisme comme le CLD, il se demande si cela aura la même efficacité.

L’entrepreneur pense à son avenir. Il est possible qu’il ouvre une autre succursale dans le futur. «Les CLD sont nécessaires pour les petites entreprises», conclut M. Chui.

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