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A peine 30 minutes après son début, le SPVM a déclaré “illégale” la manifestation de ceux qui protestaient contre la hausse des droits de scolarité pour une troisième soirée d’affilée. Par l’entremise de son compte Twitter, le SPVM a indiqué vers 21h00 que “des policiers ont reçu des projectiles (et) l’avis a été donnée à la foule”. Mais, vers 21h20, la police reconnaissait que la “manifestation avait reprise de façon pacifique (et) qu’elle l’encadrait”.

Quelques minutes plus tard, le SPVM affirmait qu’elle “pouvait continuer” puisque les actes criminels avaient cessé. Le cortège s’est séparé en deux. Vers 21h30, la deuxième manifestation, qui se dirigeait sur le boulevard René-Lévesque ouest, a de nouveau été déclaré illégale parce que “des méfaits” auraient été commis. Toutefois, la deuxième marche, qui déambulait sur la rue Sherbrooke ouest, pouvait suivre son cours.

Vers 9h50, les deux groupes marchaient sur la rue Sherbrooke, séparés par quelques intersections. Cette troisième manifestation étudiante en autant de soirs s’est mise en branle vers 20h30, dans ce qui s’annonce comme une escalade du mouvement à la suite de l’échec de négociations en début de semaine. Entre mille et deux milles personnes ont répondu à l’appel de l’Association général des étudiants du collège Édouard-Montpetit (AGECEM), comparativement à la dizaine de milliers de la veille.

Les manifestants ont quitté le lieu de rassemblement, le parc Émilie-Gamelin, peu après 20h30. Ils se sont dirigés vers le sud, sur la rue Berri. Ils étaient précédés d’une voiture de la SPVM. Plus tard, il y a face-à-face entre manifestants et forces de l’ordre sur la rue Saint-Denis mais les protestataires ont rebroussé chemin. L’AGECEM avait lancé un avertissement sur sa page Facebook, jeudi, annonçant qu’il y avoir une manifestation tous les soirs jusqu’à ce que la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, “cesse ses enfantillages, réinvite la CLASSE et relance les négociations”.

Mardi et mercredi, des rassemblements similaires se sont soldé par des gestes de violence et de vandalisme, menant à des affrontements musclés avec les policiers. Le ton de la plus récente invitation à manifester laissait croire que les choses ne seront pas différentes jeudi soir. Dans son invitation, l’AGECEM déclare que “la paix sociale est terminée” puisque la ministre Line Beauchamp, selon l’association, “déclare pratiquement la guerre civile au Québec” en excluant la Coalition large de l’association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) de la table des négociations.

Mercredi, le centre-ville Montréal a été le théâtre d’importants débordements alors que les policiers ont procédé à 85 arrestations, dont trois mineurs, lorsqu’une autre manifestation a mal tourné.

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