Yves Provencher/Métro

Le développement du réseau ferré serait la solution au désengorgement automobile de Montréal. C’est en tout cas ce que pense Jacques Côté, président de la Société du Havre. «On dit souvent qu’il est impossible de collaborer avec le milieu ferroviaire, déplore M. Côté. C’est faux, car beaucoup de grands projets sont nés de telles associations. Sans le Canadien National, Place Ville-Marie n’aurait pas vu le jour.»

Fort de plusieurs exemples ayant marqué les 50 dernières années, le spécialiste parie aujourd’hui sur les bienfaits d’un accroissement du rôle des trains dans le réseau de transport urbain. Il présentera son analyse mardi soir lors du forum URBA 2015, organisé par l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

Selon M. Côté, deux projets peuvent vraiment changer la donne en matière de transport. Tout d’abord celui du pont Mercier. La remise en service de la voie ferrée abandonnée, qui relie le pont à la ville de Beauharnois, permettrait de diminuer la forte circulation automobile du pont.

Par ailleurs, le président de la Société du Havre fonde de grands espoirs dans la réalisation du projet du train de l’Ouest qui reliera Montréal à Vaudreuil d’ici 2016. «Le défi, c’est d’inciter les habitants de Sainte-Anne-de-Bellevue et des environs à laisser leurs voitures à la maison pour se rendre au centre-ville de Montréal», insiste Jacques Côté.

La capacité actuelle du réseau pourrait limiter les possibilités de ces projets. «Regardez le pont Victoria, souligne M. Côté. La demande y est beaucoup plus importante que l’offre ferroviaire qui y est proposée pour le moment.» Jacques Côte mise sur des investissements majeurs pour dénouer les problèmes de transport montréalais.

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