MONTRÉAL – Trois des quatre jeunes arrêtés pour les attentats à la bombe fumigène du 10 mai dans le métro de Montréal ont été remis en liberté vendredi.

Roxanne Belisle, âgée de 23 ans, Vanessa L’Écuyer, 22 ans, et Geneviève Vaillancourt, 25 ans, devront respecter 19 conditions sévères. Elles ont dû verser une caution de 3000 $ chacune et obtenir un engagement sans dépôt de 7000 $ de la part d’un tiers _ comprendre un parent.

Les jeunes filles ont ainsi pu éviter de retourner en prison. L’autre accusé, François Vivier Gagnon, 22 ans, demeurera détenu.

Les trois accusées se sont engagées à garder la paix et ne pourront communiquer entre elles. Elles devront respecter un couvre-feu entre 21h le soir et 6h le matin (sauf en présence d’un parent).

La cour leur interdit de se trouver dans le métro de Montréal incluant toutes ses stations et à moins de 300 mètres de celles-ci.

Les trois accusées n’ont plus le droit de se trouver à moins de 300 mètres d’un établissement d’enseignement.

La liste des conditions leur permet de manifester, mais uniquement de manière pacifique, sans voile ni masque et sans transporter de sac ni tenir aucun contenant.

Elles ne pourront non plus se trouver en présence d’une personne ayant un dossier judiciaire ou une cause pendante et devront avoir en tout temps une copie des conditions de remise en liberté imposées par la cour.

En outre, elles sont tenues de se rapporter aux policiers toutes les deux semaines.

Les dossiers des quatre accusés reviendront devant le tribunal le 23 mai, au lendemain de la grande manifestation nationale annoncée sur le site de l’association étudiante de la CLASSE. Il sera alors déterminé si François Vivier-Gagnon doit demeurer détenu.

Les jeunes adultes font notamment face à des accusations d’incitation à craindre des activités terroristes, de complot et de méfait de plus de 5000 $ _ des chefs d’accusations passibles de peines d’emprisonnement allant de six mois à cinq ans.

François Vivier Gagnon est également sous le coup d’une accusation de port d’arme prohibée. Il avait en sa possession un couteau papillon «sans être titulaire d’un permis qui l’y autorise», selon l’acte d’accusation.

Le jeudi 10 mai, au moins trois bombes fumigènes avaient été lancées dans trois stations du métro de Montréal. Pendant plus de deux heures tout le réseau de transport du métro a été paralysé en pleine heure de pointe matinale.

Les engins ont explosé dans les stations Préfontaine (ligne verte), Lionel-Groulx (lignes verte/orange) et Jean-Talon (lignes bleue/orange).

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