Le parti de Louise Harel, Vision Montréal, a réclamé 56 198 $ à la Ville de Montréal en 2011 pour rembourser les intérêts d’un prêt contracté durant la campagne électorale de 2009.

Projet Montréal, la deuxième opposition, a dénoncé mercredi ce remboursement, le qualifiant de «violation de l’esprit de la Loi sur le financement des partis politiques». «Ce 56 000 $ d’intérêts provient directement des dépenses électorales de 2009 et ne devrait pas être payé par l’argent public des Montréalais», a déclaré Alex Norris, porte-parole de la deuxième opposition officielle en matière de gouvernance.

En vertu de la loi, tout candidat ayant obtenu plus de 15 % des voix lors d’une élection municipale peut demander le remboursement de la moitié de ses dépenses électorales. Puisque Vision Montréal a déjà réclamé les sommes qui lui étaient dues après la campagne électorale de 2009, les 56 000$ remboursés en 2011 ont été pris à même le budget d’Allocation aux partis, destiné aux dépenses «d’administration courante».

Le remboursement  d’intérêts encourus sur un prêt fait partie des dépenses courantes admissibles en vertu d’une directive du Directeur général des élections (DGE). «Le DGE ne trouve rien à redire sur notre administration, qui est en tous points conformes à l’esprit de la loi», a rappelé Militza Jean, attachée de presse au cabinet de l’opposition officielle.

Cette dernière souligne aussi que tous les partis municipaux, dont Projet Montréal, ont utilisé la totalité des fonds qui leur étaient alloués pour les dépenses courantes. En 2010, Vision Montréal avait réclamé près de 52 000$ pour le remboursement des intérêts de sa dette. Ce montant avait été puisé à même le budget de recherche et de secrétariat.

Modifications à la loi réclamées
Le mois dernier, le ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, a annoncé son intention de présenter des modifications à la Loi sur les cités et villes pour mieux encadrer l’utilisation du budget alloué à la recherche et au secrétariat. Projet Montréal estime que des règles plus strictes doivent aussi être édictées concernant l’utilisation de l’Allocation aux partis.

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