Josie Desmarais/Métro L'Hôtel de ville de Montréal

Le Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal (SFMM), qui représente les cols blancs de la Ville, sera en grève générale le 9 décembre prochain de 13h01 à 17h59.

Les bureaux administratifs de la ville seront donc affectés. Tous les comptoirs de service de la Ville de Montréal fermeront leurs portes durant l’après-midi. Les agents de bureaux, les secrétaires, les agents de stationnement et tous les fonctionnaires travaillant dans les bureaux tels que Accès Montréal, les bibliothèques, les piscines, la cour municipale, la surveillance de chantier ou les inspections et permis seront en grève.

Seuls les services essentiels, convenus avec la Ville, comme les agents du 911 et le service d’incendie, seront maintenus.

Le Front commun, qui représente l’ensemble des employés du gouvernement du Québec, sera également en grève lors de cette journée. Un heureux hasard, selon Alain Fugère, président du SFMM. Le Front commun devait au départ sortir dans les rues les 1er, 2 et 3 décembre. Les cols blancs avaient à ce moment déjà arrêté leur choix sur le 9 décembre. Le Front commun a finalement repoussé leur date de grève au 9 décembre. «Notre grève est vraiment liée à nos négociations avec la Ville de Montréal, mais ça tombe bien que le Front commun ait repoussé leur grève. Si ça peut perturber le Québec, on ne sera pas fâchés si tout le Québec est en grève cette journée-là», a avoué à Métro Alain Fugère.

Les 8000 cols blancs de la Ville de Montréal sont sans contrat de travail depuis 2011. Après plusieurs mois de négociations pour une nouvelle convention collective, sans succès, les cols blancs ont voté en octobre 2014 en faveur de moyens de pression pouvant mener à la grève illimitée.

«En septembre, on a repris les négociations. On avait espoir d’en venir à une entente avant les fêtes, a assuré M. Fugère. Mais de toute évidence, la Ville ajoute des difficultés plus élevées à chaque rencontre.»

La question de la caisse de retraite fait bien sûr l’objet de débats. Mais ce qui cause le plus de torts aux négociations actuellement, assure M. Fugère, c’est «la question de la sous-traitance».

«La Ville veut se débarrasser de plusieurs activités, rapporte M. Fugère. Elle veut avoir plus de souplesse pour avoir recours à de la sous-traitance [au privé]. Elle dit par exemple que les agents de stationnement ne devraient pas faire partie de la mission de la Ville.»

Du côté des cols blancs, on refuse de céder à ces demandes, et le président assure qu’il maintiendra son point «à la vie, à la mort».

«Avec tout ce qu’on a vu à la Commission Charbonneau, même s’il n’y a pas eu de blâme, on a quand même vu que pour éviter la corruption et tout ce qui est lié, il faut éviter le recours au privé, fait remarquer M. Fugère. Et même si le recours au privé fait baisser la rémunération globale [des employés] à la Ville, ce n’est pas des économies pour Montréal. Les contrats s’accumulent, on donne des extras, il n’y a pas d’économies réelles», affirme le président du syndicat.

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