La Fédération autonome de l’enseignement (FAE), qui représente quelque 34 000 enseignants, a recommencé à discuter avec le gouvernement du Québec.

«On s’est créé un espace où on pouvait discuter, mais ce n’est pas la reprise des négociations, a tenu à préciser mercredi le présidente de la FAE, Sylvain Mallette, en marge d’un vaste rassemblement à Montréal. On a rétabli la communication avec le gouvernement, mais il reste à réunir des conditions qui vont nous permettre de retourner à la table de négociation.»

La FAE a quitté la table de négociation le 3 novembre dernier puisqu’elle refusait de convenir d’un nouveau contrat de travail sans argent neuf. Elle a depuis participé à une rencontre à la demande de la médiatrice du ministère du Travail, Lise Lavallée, en vue d’une reprise des négociations, mais cela n’a rien donné. Dimanche dernier, de nouveaux pourparlers ont été initiés par le gouvernement.

«Dès la fin du mois d’octobre, j’ai harcelé des chefs de cabinet du ministre de l’Éducation et du premier ministre en lançant des signaux d’alerte, a confié M. Mallette. Il faut réunir les conditions qui vont nous permettre de poursuivre la négociation. Le premier ministre a laissé faire. Il a étiré. Il est devant le fait qui nous amène aujourd’hui à faire trois jours de grève.»

Les enseignants de la FAE, qui oeuvrent dans les régions de Montréal, Laval, de la Montérégie, des Laurentides de l’Estrie et des Outaouais, n’étaient pas en classe mercredi et ils ne le seront pas jeudi et vendredi.

M. Mallette s’est dit conscient que les enseignants reçoivent l’appui de la population et surtout des parents. Ces derniers sont à même de constater le manque de ressources dans les écoles publiques, selon lui.

La FAE a réclame un réinvestissement en éducation notamment afin que davantage des professionnels puissent épauler les enseignants et que le ratio maître/élève soit révisé à la baisse. Aucun chiffre n’est toutefois avancé.

Les enseignants veulent aussi une plus grande autonomie professionnelle, ce que refusent les directions d’écoles et les gestionnaires des commissions scolaires, d’après M. Mallette. «Il y là un blocage idéologique parce qu’ils refusent de nous reconnaitre comme étant les premiers experts de la pédagogie, a-t-il dit. Ça ajoute une complication à une situation déjà très compliquée parce qu’il y a des paramètres financiers qu’impose le gouvernement.»

Sylvain Mallette demeure optimiste pour qu’une entente soit convenue d’ici la fin de l’année. «La crise des missiles à Cuba, ça a pris 16 jours pour la régler, a-t-il dit. On est loin d’être près d’une apocalypse nucléaire. Si en 16 jours, les hommes de bonne foi ont pu éviter une crise nucléaire, on est capable d’en arriver à un contrat de travail en deux semaines. On est prêt à négocier 24 heures sur 24, 7 jours par semaine.»

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