Josie Desmarais/Métro Martine Gariépy et Sophie Maccario deux des fondatrices de LOCO

Une épicerie zéro déchet ouvrira en juin dans le quartier Villeray grâce à quatre jeunes étudiantes montréalaises en maitrise de l’environnement.  Métro vous présente à quoi va ressembler cette boutique unique.

1-Zéro emballage. Dans l’épicerie LOCO, les clients utiliseront des sacs de tissu pour acheter les fruits et légumes produits à L’Île-Bizard, des bocaux en verre pour les aliments, et certains produits comme le yaourt seront offerts dans des pots consignés. «Les clients pourront aussi venir avec leurs propres contenants et s’ils ne sont pas assez propres, on aura un stérilisateur», indique Martine Gariépy, l’une des quatre fondatrices.

Marc Robitaille, porte-parole de l’Association canadienne de l’industrie des plastiques, croit que le mieux peut être l’ennemi du bien. Il souligne  que pour être plus écologiquement fiable qu’un sac de plastique, le sac de tissu doit être réutilisé au moins 130 fois.

En dehors des fruits et légumes, plusieurs produits ont occasionné des défis. «Pour le lait, on a trouvé un producteur en Ontario qui livre dans des contenants de verre, mais il ne récupère pas les bouchons en plastique. On a également pris contact avec un producteur québécois qui nourrit ses vaches avec du grain produit sur place, mais ses contenants ne sont pas en verre ajoute sa comparse Sophie Maccario. «Face aux options, notre calculateur de gaz à effet de serre (GES), nous aidera à déterminer lequel a une empreinte écologique moindre. La proximité géographique pourrait finir par primer», ajoute-t-elle. Les quatre filles n’ont pas résolu l’énigme du beurre qui n’existe qu’emballé, «mais on va avoir du tofu et du dentifrice en vrac», précise Martine Gariépy.

Bulk food

Traçabilité. Tenter de ne produire (presque) aucun déchet est déjà réalisable, le Journal Métro est arrivé à ne produire que 158g de déchets en une semaine, notamment en produisant son lait de riz, en se brossant les dents avec un bâton de bois spécial et en se lavant les cheveux avec du bicarbonate de soude acheté en vrac.

«Le problème, c’est qu’il faut souvent faire quatre ou cinq magasins qui sont éloignés les uns des autres. Là, on va regrouper tout au même endroit», souligne avec raison Sophie Maccario. Les fondatrices ont sélectionnés leurs produits avec soin. La ferme de L’Île-Bizard a été choisie parce que les propriétaires habitent le quartier Villeray. La boutique est donc sur leur trajet du retour, minimisant ainsi l’impact de la pollution liée au transport.

Pour les produits de nettoyage en vrac, l’offre ne manque pas, mais il faut déceler le bon grain de l’ivraie: «il y a beaucoup de faux produits bio ou des produits dont les ingrédients sont produits très loin d’ici», clame Martine Gariépy. Des ateliers pratiques sont aussi au menu pour apprendre à faire son maquillage, à composter où même à moins gaspiller les aliments.

 

 

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