Jeff McIntosh Jeff McIntosh / La Presse Canadienne

CALGARY — La candidature potentielle de Calgary pour accueillir les Jeux olympiques d’hiver de 2026 était à l’ordre du jour lors de la rencontre entre le maire de Calgary Naheed Nenshi et le premier ministre Justin Trudeau.

«Ce fut très bref, a dit Nenshi aux journalistes, mercredi. Il (Trudeau) est très intéressé de voir les résultats de nos efforts.»

Le Comité olympique canadien a créé un comité spécial pour appuyer les villes intéressées à présenter leur candidature.

Calgary, qui a accueilli les Jeux d’hiver en 1988, s’est engagé à dépenser jusqu’à cinq millions $ pour une étude concernant une candidature potentielle pour les Jeux de 2026. La ville a 14 mois pour prendre une décision.

«Le processus est encore embryonnaire et nous ne savons pas encore quelle direction nous allons prendre. Et si les gouvernements fédéral et provincial ne sont pas intéressés, la décision est facile. On oublie ça», a expliqué Nenshi.

Le COC doit soumettre le choix d’une ville canadienne candidate pour les Jeux de 2026 au Comité international olympique avant septembre 2017. Le CIO annoncera la ville hôtesse en 2019.

«Nous sommes bien sûr très, très tôt dans le processus», a rappelé Trudeau.

«Je pense qu’une chose que les gens comprennent au sujet des candidatures pour des compétitions internationales majeures comme les Olympiques, c’est que si vous n’avez pas l’appui de la communauté locale, il est très difficile de justifier les coûts et les défis qui viennent avec la présentation de la compétition.

«Nous sommes ouverts aux occasions de présenter au monde comment Calgary est extraordinaire, comment le Canada est extraordinaire, et nous avons hâte d’entendre parler des propositions dans les prochains mois».

L’héritage des Jeux de 1988, ainsi que la volonté du CIO de baisser les coûts de présentation des Olympiques, rendent la candidature de Calgary réaliste.

«Le CIO a complètement changé sa manière de penser, si bien que le fait d’avoir à construire de nouvelles installations est un désavantage, et non un avantage», a ajouté Nenshi.

Le maire de Calgary a mentionné qu’il y avait plusieurs choses à évaluer, incluant la quantité de chambres disponibles dans les hôtels et la participation financière des trois paliers de gouvernement. Il a noté que traditionnellement, le gouvernement fédéral aidait à couvrir les frais en matière de sécurité, tandis que le gouvernement provincial contribuait dans les infrastructures.

La candidature pour les Jeux d’hiver de Vancouver en 2010 avait coûté 34 millions $ en 2003.

Les Jeux d’hiver de Calgary en 1988 avaient été les premiers à être financièrement profitables, en partie grâce à une entente record de 309 millions $ pour les droits de télédiffusion aux États-Unis.

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