gracieuseté – Agence spatiale canadienne

D’ici l’été, l’Agence spatiale canadienne comptera deux nouveaux astronautes, faisant ainsi passer son nombre à quatre. Selon le gestionnaire de projet de la campagne de recrutement, des milliers de candidats au départ, il n’en reste plus que 72, dont quelques-uns seulement proviennent de la Vieille-Capitale.

À Québec, trois individus sont toujours dans la course: Marc Evans, actuellement responsable de programmes et gestionnaire de produits pour robots-démineurs et Geneviève Vallières, officier du génie aérospatial pour les Forces armées canadiennes.

Le troisième est Alexandre Cooper-Roy, chercheur postdoctoral en physique atomique à l’Institute for Quantum Information and Matter de la California Institute of Technology (Caltech). «Je veux devenir astronaute pour contribuer à l’avancement de la science et de la technologie, et pour aider à créer des habitats au-delà de la Terre qui permettront aux humains d’y être autosuffisants. Travailler à bord de la Station spatiale internationale est un défi qui m’enthousiasme, tout comme collaborer avec nos partenaires internationaux pour que des humains foulent un jour le sol de Mars», écrit M. Cooper Roy, un ancien du Cégep de Limoilou, dans son dossier de candidature.

Des qualités particulières sont recherchées
«Devenir astronaute demande une excellente polyvalence. Les candidats doivent avoir des capacités dans plusieurs domaines, pas juste une éducation liée à un domaine. Nous cherchons quelqu’un avec du vécu, qui réagit bien dans des situations non communes et de grands stress. Il faut aussi un bon travailleur d’équipe. Nous ne cherchons pas nécessairement quelqu’un qui est le meilleur dans tout, mais plutôt une personne avec un bel équilibre», explique le gestionnaire de projet de la campagne de recrutement Karl Saad.

Ce dernier affirme que l’Agence recrute généralement en fonction de ses besoins changeants. «La NASA a mis le programme de navette, qui nous permettait d’envoyer des gens plus souvent, à la retraite. Les occasions de vols sont donc devenues plus limitées. Avec seulement deux astronautes, on en est toutefois venu à réaliser que les besoins vont certainement augmenter dans les prochaines années et qu’on n’aurait pas pu fournir. On embauche environ aux huit ans.»

Un long processus
Le processus a débuté en juin 2016 et se terminera cet été. On parle donc d’un an de tests et d’évaluation. Si au départ ils étaient 3772 Canadiens à souhaiter devenir astronautes, ils ne sont plus que 72, à quelques mois de la décision finale de l’Agence spatiale canadienne. «Ça a commencé en juin avec l’appel d’applications en ligne, jusqu’au mois d’août. Après des tests de résonnement et de jugement, nous sommes passés à travers les dossiers et CV, ce qui nous a amenés à la fin octobre.»

C’est à ce moment que les tests médicaux et physiques ont commencé. «En décembre, nous avons réduit la liste à une centaine de candidats. Nous avons procédé à des examens médicaux, pour baisser le nombre à 72 personnes. Ils ont été invités à suivre une première batterie de tests physiques, de travail en équipe et de mise en situation», a dit M. Saad, en ajoutant que le processus était actuellement rendu à cette étape. D’autres examens du genre sont encore à venir.

Importante implication pour les deux sélectionnés
Les deux candidats qui auront survécu à ce long processus devront faire leurs valises et déménager au Texas, direction Houston. «Ils doivent aller suivre leur formation là-bas, car c’est à cet endroit qu’est la NASA. C’est aussi très bon pour la synergie, car ils travailleront en collaboration avec des astronautes américains. C’est très important de créer des liens de partenariat avec eux», conclut Karl Saad.

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