THUNDER BAY, Ont. – Un réseau de trafic de drogues et de médicament sous ordonnance, qui aurait été dirigé par un prisonnier, acheminait depuis le sud de l’Ontario les stupéfiants vers des communautés autochtones isolées pour y être vendues à des prix exorbitants, a révélé la police de la province, mercredi.

La Police provinciale de l’Ontario a expliqué avoir démantelé un lucratif réseau de trafic d’un puissant antidouleur créant une forte dépendance, l’OxyContin, qui était destiné aux autochtones habitant le nord de la province.

Les autorités ont saisi plus de 2000 comprimés d’oxycodone, près d’un kilo de marijuana, un demi kilo de cocaïne, en plus d’une somme d’argent dont le montant n’a pas été dévoilé.

Le surintendant principal de la Police provinciale, Mike Armstrong, a mentionné lundi que la drogue était vendue à des prix nettement plus élevés sur le marché du nord de la province. La consommation abusive de drogues est problématique en Ontario et les membres du réseau ont décelé cette faiblesse et décidé de l’exploiter, a-t-il poursuivi.

Selon le surintendant Armstrong, le réseau prenait l’équivalent des stocks habituellement répartis à travers la province pour tenter d’en envoyer la totalité vers le nord ontarien.

Les drogues auraient été vendues à un prix environ dix fois supérieur dans les réserves autochtones, a-t-il poursuivi, une hausse imputable à la rareté des stupéfiants.

Les enquêteurs croient que la contrebande de drogues visait un certain nombre de communautés autochtones accessibles en avion depuis les deux dernières années. L’une des plus récentes saisies s’est conclue par la découverte de stupéfiants dans un avion posé à l’aéroport de Thunder Bay, a mentionné le surintendant Armstrong.

Selon lui, les stocks disponibles de l’OxyContin ont réduit comme peau de chagrin depuis l’opération policière.

Onze personnes, incluant un employé de prison, font face à près de 100 accusations après six mois d’une enquête menée conjointement par la Police provinciale, la Gendarmerie royale du Canada et différentes équipes de police locale.

La police allègue que le réseau était orchestré par Jabir Khan, un prisonnier de 39 ans incarcéré à Thunder Bay. L’homme est emprisonné dans une affaire sans lien avec ce trafic de stupéfiants, a précisé le surintendant Armstrong.

D’autres arrestations ont été faites à Toronto, Mississauga, Kitchener et Waterloo. Les suspects sont âgés entre 20 et 71 ans.

Entre autres accusations déposées contre eux figurent le trafic de stupéfiants, le manquement aux conditions de probation et d’avoir dirigé ou participé à une organisation criminelle.

La police a précisé que l’enquête était toujours en cours et que des mandats avaient été émis contre quatre personnes.

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